Impôts, retraites, préservation des acquis sociaux : les priorités de Michel Barnier à Matignon

Lors de son entretien ce dimanche, Michel Barnier a insisté sur la nécessité de renforcer la cohésion au sein de son gouvernement et du pays. Il a évoqué l'importance de la fraternité et des compromis pour favoriser le progrès. Le Premier ministre a ainsi déclaré vouloir engager un dialogue constructif au sein de son équipe, fraîchement constituée.
Effort solidaire sans hausse généralisée des impôts
Le chef du gouvernement a fermement assuré qu'il n'était pas question d'alourdir la pression fiscale sur l'ensemble des Français. "Je ne vais pas alourdir encore l'impôt sur l'ensemble des Français qui payent déjà le plus d'impôts de tous les partenaires européens", a-t-il expliqué. Cependant, il a précisé que les plus fortunés seraient sollicités pour contribuer à l'effort national de solidarité. Il a également réitéré son engagement à ne pas pénaliser les classes moyennes, les plus modestes, ni les travailleurs.
Sur la question de l'immigration, Michel Barnier a plaidé pour une approche plus rigoureuse, tout en promettant de ne pas céder aux idéologies ni au sectarisme. Il a également profité de cette intervention pour annoncer que la santé mentale serait la "grande cause nationale" de l'année 2025. Cette annonce intervient dans un contexte de crise persistante du secteur de la psychiatrie en France.
Préservation des grandes lois sociétales
Dans un contexte où certains membres de son gouvernement sont issus de courants conservateurs, Michel Barnier a souhaité clarifier sa position sur les avancées sociétales. Il a affirmé que les lois relatives à l'IVG, au mariage pour tous et à l'assistance médicale à la procréation (PMA) seraient "intégralement préservées". Il a ajouté qu'il serait un "rempart" contre toute remise en question de ces droits fondamentaux.
Le Premier ministre a également abordé la délicate question de la réforme des retraites, qui avait suscité de nombreuses protestations lors de son entrée en vigueur il y a un an. Michel Barnier a promis de "prendre le temps d’améliorer" cette réforme, tout en soulignant l’importance de maintenir le cadre financier qui l’encadre.
Un esprit de compromis avec Emmanuel Macron
Enfin, Michel Barnier a mis un terme aux rumeurs concernant une éventuelle candidature à la présidentielle de 2027, réaffirmant qu'il n'en avait pas l'intention. Il a également appelé à un "esprit de compromis positif" avec le président Emmanuel Macron, soulignant que "dans l'intérêt du pays", il n'y aurait pas de polémique entre les deux hommes.


