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Ils sonnent l'alerte avant l'examen de la loi Duplomb sur les pesticides

Ecrit par N.P. – le dimanche 6 juillet 2025 à 09H01

Militants écologistes et député de La Réunion battent le rappel à quelques jours de l'examen à l'Assemblée nationale de la proposition de loi Duplomb qualifiée de "loi poizon" dans le communiqué de Génération Ecologie. La proposition de loi prévoit de réintroduire, sous conditions, l’utilisation de certains néonicotinoïdes dans l'agriculture.

Le communiqué :

Face à la proposition de loi poizon Duplomb, qui sera examinée en dernière lecture à l'Assemblée nationale ce mardi 8 juillet, la mobilisation s'organise. Et c'est sous l'impulsion des militants de Génération Écologie, des militants insoumis dont le député de la 7e circonscription Perceval Gaillard, des militants APR de Saint-Louis avec Claude Hoarau, et du PLR des Avirons mené par Marie-Claude Zettor, une action collective de ces forces s'est tenue ce samedi 5 juillet. Sur le terrain, ils ont distribué le tract « ALERTE ! Pour la santé et le Vivant » à Bel-Air Saint-Louis pour sensibiliser la population et défendre notre santé et le Vivant face à ce texte dangereux.

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C'est un retour en arrière sanitaire et environnemental. Pour rappel, la proposition de loi dite Duplomb, du nom de son proposant, Laurent Duplomb, vise à réintroduire deux néonicotinoïdes (l'acétamipride et le flupyradifurone) interdits en 2018 car reconnus massivement toxiques pour les abeilles, les insectes pollinisateurs, la faune aquatique et la biodiversité. Ces molécules persistent dans les sols et contaminent durablement les écosystèmes.

C'est un choix en contradiction avec les alertes scientifiques, en effet l'ANSES elle-même propose de classer l'acétamipride comme cancérogène suspecté pour l'Homme (catégorie 2). Des études internationales établissent des risques majeurs pour la santé humaine : perturbations neurodéveloppementales chez le fœtus, cancers, maladies rénales. Ignorer ces données, c'est jouer avec la santé publique.

C'est une décision sous l'influence des lobbies agrochimiques, nous ne sommes pas dupes, Laurent Duplomb, exploitant agricole et ancien président d'institutions alignées sur le productivisme (FNSEA, Sodiaal), porte les revendications d'un modèle agricole dépendant des intrants chimiques. Sa proposition de loi reprend mot pour mot les arguments des industriels des pesticides : minimisation des risques, promesse illusoire de compétitivité, et stratégie de doute scientifique.

C'est une attaque frontale contre la transition écologique, la France s'est pourtant engagée, à travers la Stratégie nationale biodiversité et les objectifs européens du Green Deal, à réduire l'usage des pesticides et protéger les pollinisateurs essentiels à notre agriculture. La « Loi Duplomb » piétine ces engagements, affaiblit la transition agroécologique, et saborde les efforts des agriculteurs qui travaillent déjà sans néonicotinoïdes.

C'est un mépris du bien commun au profit d'intérêts privés, car cette initiative démontre que certains élus sont prêts à sacrifier la santé des Français, la biodiversité, et la cohérence des politiques publiques pour satisfaire un modèle économique dépassé, incapable de répondre aux enjeux climatiques, environnementaux et sanitaires du XXIe siècle.

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Le sénateur Laurent Duplomb veut donc autoriser à nouveau des produits dangereux appelés néonicotinoïdes.

Ces produits tuent les abeilles et abîment la nature. Ils sont aussi dangereux pour la santé des humains.

Certains élus veulent aider les entreprises qui fabriquent ces poisons. Ces élus oublient la santé des gens et la protection de la nature.

Nous ne voulons pas que ces entreprises décident pour nous.

Nous voulons une agriculture qui respecte la nature et la santé.

Nous pouvons agir ensemble : citoyens, agriculteurs, élus honnêtes.

Ensemble, nous pouvons :

- demander aux sénateurs et députés de dire NON à cette loi,

- soutenir les agriculteurs qui travaillent sans pesticides,

- dire la vérité sur les élus qui défendent les intérêts des entreprises plutôt que la vie.

Nous ne laisserons pas le lobby des pesticides détruire notre avenir. 

Notre santé et la nature valent plus que leurs profits.

Nous appelons donc à l'ensemble des citoyennes et citoyens, les organisations agricoles responsables, les associations environnementales et les élus attachés à l'intérêt général à s'opposer fermement à cette loi régressive. Il est temps de soutenir une agriculture durable, résiliente et protectrice de la santé et de la biodiversité.

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