Il tire sur la police : un agent fait usage de son arme de défense

Un homme avait à répondre de faits de violences sur les forces de l'ordre ce mercredi devant le tribunal judiciaire de Saint-Denis. Malgré l'usage d'une arme de défense d'un agent de police, l'homme a tenté de prendre la fuite.
Les faits se sont déroulés le 19 janvier dernier à Saint-André vers 19 heures. Les hommes du commissariat interviennent suite au signalement d'un homme armé et menaçant sur la voie publique. À leur arrivée, ils constatent qu'il s'agit d'un jeune majeur qui brandit un pistolet de type 9 mm. Ils le somment de déposer l'arme, et au lieu de s'exécuter, il les met en joue. Lorsque les policiers entendent le bruit du percuteur, l'un d'entre eux déclenche un tir d'arme de défense, touchant le porteur d'arme à la tête. Loin d'être stoppé, il s'enfuit, mais finit par chuter lors de sa fuite et se blesse au bras.
Il est contrôlé à un taux de 2,36 g/l d'alcool dans le sang
Il est finalement interpellé sans dommage. Il est contrôlé à un taux de 2,36 g/l d'alcool dans le sang. Les premières constatations montrent qu'il s'agit d'un pistolet d'alarme qui n'était, fort heureusement, pas chargé.
Placé en garde à vue, il est ensuite déféré pour être jugé dans le cadre d'une comparution immédiate. Refusant d'être jugé à cette audience, il demande un délai pour préparer sa défense et explique avec aplomb qu'il "était énervé". Sans surprise, le parquet requiert son maintien en détention provisoire, évoquant un risque de renouvellement des faits. La procureure rappelle que les faits se sont produits dans un contexte sous lequel la ville est soumise à des violences urbaines, À préciser que les faits ne se sont pas déroulés dans la cité Fayard.
La robe noire rappelle le principe de liberté
La défense plaide pour qu'il soit placé sous contrôle judiciaire. La robe noire rappelle le principe de liberté, évoquant notamment que "son client est inséré et que, jusqu'à preuve du contraire, qu'il est présumé innocent". Le tribunal fait droit à la demande de délai et renvoi l'audience au 26 février prochain. Le prévenu est maintenu en détention.


