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Il agresse son oncle avec un fusil avant d'étrangler un gendarme

Le 30 novembre dernier à Saint-Paul, un jeune homme de 20 ans s'en est violemment pris à son oncle avec l'aide d'un fusil, avant de s'en prendre aux forces del'ordre. Il avait à répondre de violences avec arme devant le tribunal judiciaire de Saint-Denis ce lundi.
Ecrit par Régis Labrousse – le mardi 3 octobre 2023 à 10H54

Un litige concernant un chien est à l'origine d'une violente querelle familiale. Rayan R., 20 ans, a pour habitude de laisser son animal dans le parc poule de sa grand-mère. Le 30 novembre dernier, aux alentour de 8h30 du matin, son oncle le somme de récupérer son chien et lui dit par texto qu'il va "mettre son chien en l'air". Fou de rage, le jeune homme prend le fusil qu’li a chez lui puis accourt chez sa grand-mère pour en découdre. Il le trouve et porte l'arme directement sur lui à deux reprises. S'en suis une bagarre entre eux qui finira par l'intervention des gendarmes, appelés par la grand-mère. C'est le premier acte. 

À l'arrivée des militaires, une foule quelque peu hostile s'est constituée. Les gendarmes, qui tentent de comprendre ce qu'il s'est passé, interrogent l'oncle et la grand-mère du mis en cause. La présence de l'arme est confirmée. Ils finissent par repérer l'agresseur qui est torse-nu sur un muret, protégé par l'attroupement sur place. Un militaire s'approche pour le faire descendre du muret mais le jeune homme se rebelle. Alors qu'il est ceinturé par le militaire, ils tombent tous deux au sol. Le jeune homme parvient à entourer le cou du militaire de ses bras et celui-ci perd presque connaissance. Un collègue vient à la rescousse pour le dégager mais s'en suit un échange de coups avec le jeune homme toujours en furie. Ils finissent par le maitriser et le placent en garde à vue. Le fusil ne sera pas retrouvé. 

Compte tenu de la gravité des faits, il est présenté devant le tribunal dans le cadre de la comparution immédiate. À la barre, le jeune reconnait les faits et se justifie : "J’ai acheté le fusil il y a deux ans pour me défendre. J’étais hors de moi à cause de mon chien. Tu fais du mal à mon chien, tu fais du mal à moi", explique le prévenu. Peu convaincu par ses explications et la légèreté de son comportement à l’audience, la procureure dénote "une escalade de la violence, une vraie volonté d'en découdre" et requiert une peine de 18 mois de prison dont 12 mois de sursis. Elle ne requiert pas de mandat de dépôt, tenant compte de l'unique mention au casier du prévenu, pour vol. 

Pour sa part, l'agent des forces de l'ordre agressé rapporte à la présidente, "une situation pourrie et un sous-effectif évident face à l'attroupement hostile à notre présence". Pour la défense, "il y a un problème de gestion de la violence. C'est un jeune homme de 20 ans qui n'a pas de casier. Il y a un effet de groupe qu'il faut prendre en considération, ça l'a poussé à avoir ce comportement. Il n'est pas comme ça d'habitude", plaide la robe noire.

Après délibération, le tribunal suit les réquisitions du parquet mais prononce un mandat de dépôt en raison de la gravité de faits. 

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