Guito Narayanin incarcéré à la prison de Domenjod

Théophane Narayanin, condamné à cinq ans de prison ferme avec mandat de dépôt à effet différé en janvier dernier pour avoir commandité l’agression d’une avocate à Mamoudzou en 2015, s’est présenté ce matin, aux environs de 9 heures, à la porte du centre pénitentiaire de Domenjod. Le patron d’IBS a été placé dans une cellule du quartier d’isolement de la prison pour d’évidentes raisons de sécurité.
« Je me battrai pour que mon innocence soit reconnue », avait déclaré Théophane Narayanin, dit Guito, à l’annonce de sa condamnation à cinq ans de prison ferme avec mandat de dépôt à effet différé devant le tribunal judiciaire de Mamoudzou, le 20 janvier dernier. Ses juges venaient alors de le déclarer coupable d’association de malfaiteurs pour avoir commandité la violente agression d’une avocate par un commando de quatre voyous, en septembre 2015.
Le patron d’IBS, très impliqué économiquement à Mayotte et à La Réunion, où il siégeait jusque-là à la CCIR en qualité de trésorier, avait fait appel de son jugement dans la foulée. Mais en attendant, il a dû se présenter ce vendredi matin devant la porte du centre de détention de Domenjod pour exécuter la peine infligée par ses juges. En effet, si Guito Narayanin avait déjà effectué un séjour de quatre mois derrière les murs de la prison de Majicavo, à l’issue de sa mise en examen le 9 décembre 2016, jusqu’à son placement sous contrôle judiciaire le 8 avril 2017, il lui reste encore quelques années de détention à purger, en théorie.
Pour rappel, Guito Narayanin avait écopé de cinq ans de prison ferme, assortis d’un mandat de dépôt différé, de 75 000 euros d’amende et d’une interdiction d’exercer toute profession commerciale pendant quinze ans. Dans un communiqué, à l’issue du prononcé de sa peine, il avait déclaré avoir« pris connaissance de la décision prise à mon encontre, plus de dix ans après les faits ». Il estimait que le tribunal a prononcé « des peines extrêmement sévères » et réaffirmait contester « avec force, comme je l’ai toujours fait, être coupable des faits qui me sont reprochés ». L’homme d’affaires annonçait par conséquent qu’il allait « faire immédiatement appel de cette décision » et se disait déterminé à se battre devant la cour d’appel « pour que mon innocence soit reconnue ». Il précisait également qu’il continuerait à se présenter « à toute convocation ».
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