Genèse

Mon île, dis-moi, quand au fond de l’océan
À l’état de fusion dans la matière ignée,
Dans cette matrice, de nous bien ignorée,
À l’abri des marées et des vents d’ouragan,
Mon île, pensais-tu à l’avenir brillant
Qui devait te marquer de cette renommée
Aussi précieuse que l’éclat d’un camée,
A l’abri des méfaits du monde environnant ?
Mais un jour, tu surgis, dans une immense gerbe
En exhibant alors un spectacle superbe
D’une île vierge au sommet bien arrogant,
Dont les flancs recouverts d’une terre nubile
Reçurent des oiseaux, la semence fertile
Qui devait te couvrir d’un manteau éclatant !
Max Fauvette


