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Garde partagée : “L’entourage pintade pour les passages de bras”

Quand la séparation se passe mal, même croiser l'autre parent pour confier les enfants peut devenir source de tensions. Pour ce couple, les tensions et la violence ont atteint leur paroxyme lors d'un passage de bras.

Ecrit par P.B. – le mercredi 11 octobre 2023 à 06H37

D’aveu de prévenu, la séparation avec la mère de ses deux filles était « plutôt bonne », du moins jusqu’à ce qu’il croise un de ses anciens collègues devenu l’ami de son ex.

Ce soir-là du 6 janvier 2021, Stephen voit rouge alors qu’il est venu s’occuper des enfants chez son ex. Le père de famille la soupçonnait justement d’entretenir une relation avec cet ancien collègue Brice. Une bagarre éclate. La jeune femme en s’interposant reçoit des coups et est mordue par Stephen. 21 jours d’ITT sont délivrés à la maman.

À compter de cet épisode, la situation ne va cesser de se dégrader jusqu’à un passage de bras devant l’église de la Petite-Ile. Lui vient accompagné de sa grand-mère et de sa petite amie; elle de Brice et de l’oncle de celui-ci puisqu’il y a déjà eu une altercation lors du précédent passage de bras. Brice entreprend de filmer la scène, ce qui va évidemment achever de tendre la situation. Une nouvelle bagarre éclate entre les deux hommes et une nouvelle fois, la mère de famille s’interpose. Stephen sort une clé à molette. Les deux fillettes assistent aux violences et sont elles-mêmes blessées dans la bousculade. Stephen les suit jusqu’à chez elles. En trouvant la porte du domicile de son ex fermée et cela malgré ses cris, le jeune bientôt trentenaire va dégrader le véhicule de Brice.

Un “combat de coq mêlé d’un déficit d’orgueil et d’intelligence de situation alors que des enfants sont au milieu”, pointe le parquet. Pour ces faits de violences envers son ex-compagne, 6 mois de sursis, l’interdiction de contact et de paraitre au domicile de la victime ou encore la suspension des droits parentaux ont notamment été requis. “Vous avez exposé vos propres enfants à une scène de violence collective”, tance le procureur à l’attention de Stephen. Pour les violences contraventionnelles, 800 euros d’amende ont été demandés à l’encontre des deux hommes.

Entre “l’entourage pintade pour les passage de bras” et “la diabolisation de son client”, il y a eu “glissement de la perception vers une aggravation de la situation”, plaide la « juste mesure » Me Isabelle Lauret pour la défense de Stephen. Me Ben Ali Ahmed demande la relaxe pour Brice pour son “comportement certes peu intelligent mais qui ne nécessite pas de comparaitre devant un tribunal correctionnel”.

La réponse de la justice est attendue pour le 31 octobre prochain.

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