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Garde à vue de Claude Hoarau : Ce qu'ont appris les enquêteurs

Ecrit par zinfos974 – le mercredi 31 mars 2010 à 11H59

Placés en garde à vue à Malartic pendant près de 30 heures, Claude Hoarau, Yannick Payet-Fontaine et Krishna Badamia ont dû s'expliquer sur l'accord passé entre les deux tours de l'élection municipale de 2008 concernant d'éventuelles embauches politiques ([lire ici]urlblank:http://www.zinfos974.com/La-garde-a-vue-de-Claude-Hoarau-prolongee_a16435.html ).

Dans son édition du jour, le Jir revient sur les étapes de cette garde à vue et ce qu'ont découvert les enquêteurs de la brigade financière.

Yannick Payet-Fontaine embauché sans diplôme ?

Concernant Yannick Payet-Fontaine, l'accord stipulait qu'il devait prendre en main un service proche du maire. Il s'est retrouvé propulsé à la tête de la direction économique sociale et solidaire. Seulement son CV mentionne des diplômes qu'ils n'auraient jamais eu et il ne peut donc pas avoir le statut de cadre fonctionnaire. Des faits sur lesquels la mairie de Saint-Louis aurait fermé les yeux.

Pour Krishna Badamia, la situation est différente. Lui aussi aurait obtenu un poste à la mairie mais se serait fait licencier au bout... d'une demi-journée. L'accord n'aurait donc pas été respecté selon lui.

Enfin, les enquêteurs ont découvert que Claude Hoarau avait embauché des opposants politiques afin vraisemblablement de bénéficier de leurs voix pour le second tour. Ces agents communaux ont donc travaillé quelques temps pour la commune, suffisamment pour pouvoir ensuite bénéficier des Assedic.

"A l'époque les intentions n'ont jamais été mauvaises"

A leur sortie de garde à vue, les suspects nient les faits tout en laissant comme une porte ouverte. Dans le Journal de l'île, Claude Hoarau déclare : "Ce sont évidemment des propositions politiques à l'embauche donc on peut dire qu'elles sont discriminatoires parce que les autres citoyens n'y ont pas droit".

De son côté, Krishna Badamia, toujours dans le Jir, explique : "On se rend compte aujourd'hui de certaines choses mais à l'époque les intentions n'ont jamais été mauvaises".

Les enquêteurs procèdent maintenant à des vérifications en rapport avec les témoignages des trois suspects. Le parquet de Saint-Pierre attend ces éléments avant de voir la suite à donner à cette affaire.

 

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