François Bayrou surmonte sans surprise les motions de censure à l'Assemblée nationale

Ce mercredi 5 février, le Premier ministre François Bayrou a fait face à deux motions de censure déposées par La France insoumise, suite à son recours à l'article 49.3 pour faire adopter le budget 2025. Sans le soutien du Parti socialiste et du Rassemblement national, ces motions étaient vouées à l'échec et ont été rejetées.
L'Assemblée nationale a été le théâtre de débats intenses alors que le Premier ministre François Bayrou affrontait deux motions de censure initiées par La France insoumise (LFI). Ces initiatives faisaient suite à l'utilisation par le gouvernement de l'article 49-3 de la Constitution pour adopter sans vote le budget de l'État pour 2025 et le projet de loi de financement de la Sécurité sociale.
La première motion de censure déposée par LFI n'a obtenu que 128 voix sur les 289 nécessaires. Le projet de loi de finances pour 2025 est donc considéré comme adopté. Six des sept députés réunionnais ont voté ce texte. Joseph Rivière du RN a suivi les consignes de son parti de ne pas s'exprimer contre le gouvernement. Philippe Naillet, a lui de nouveau désobéi aux consignes du Parti socialiste, et a soutenu ses collègues LFIstes et de la Gauche Démocrate et Républicaine. Le gouvernement espère promulguer le budget d'ici à la fin du mois.
La deuxième motion de censure, sur la première partie du Budget de la Sécurité sociale, a obtenu encore moins de voix (122). Les six députés socialistes frondeurs, dont Philippe Naillet, manquent cette fois-ci à l'appel. Le gouvernement va donc pouvoir faire adopter ce texte.
Dans la foulée, François Bayrou annonce qu'il utilisera à nouveau l'article 49-3 sur la deuxième partie du Budget de la Sécu. La France Insoumise affirme qu'une nouvelle motion de censure sera déposée.
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Dès le début, l'issue semblait scellée. Le Parti socialiste (PS), par la voix de son leader Olivier Faure, avait annoncé qu'il ne soutiendrait pas les motions, arguant de la nécessité de doter le pays d'un budget et des concessions obtenues sur des points clés tels que la fiscalité, l'éducation et la santé.
De son côté, le Rassemblement national (RN), par l'intermédiaire de son président Jordan Bardella, avait également indiqué qu'il ne voterait pas en faveur des motions de censure, estimant qu'une telle action pourrait engendrer une instabilité préjudiciable à l'économie française.
Sans le soutien de ces deux formations politiques, les motions de censure n'ont pas atteint le seuil des 289 voix nécessaires pour renverser le gouvernement. Le rejet de ces motions équivaut à l'adoption du budget 2025 par l'Assemblée nationale, avant un dernier vote au Sénat prévu demain.
Cette séquence parlementaire met en lumière les divisions au sein de la gauche, le PS choisissant de ne pas s'associer à LFI dans sa démarche de censure, ce qui fragilise davantage l'unité du Nouveau Front Populaire.
Pour François Bayrou, cette double victoire parlementaire renforce sa position à Matignon, lui permettant de poursuivre la mise en œuvre de son programme gouvernemental. Toutefois, les tensions politiques persistantes et les défis économiques à venir laissent à penser que le chemin reste semé d'embûches pour l'exécutif.


