Faut-il avoir peur de Marine Le Pen ?

Personnellement, je ne le pense pas.
Mais c’est toujours un bon épouvantail à agiter quand on est sûr de se planter. Si, comme il est à prévoir, les autres s’unissent démocratiquement (?) contre elle au second tour, elle i sava gaingn in sac le coups…
Je suis gaulliste et ne peut être que contre une formation dont les prédécesseurs (« qui tiraient comme des cochons ») ont tenté plus d’une fois d’abattre le Général. Leurs théories raciales ne peuvent me convenir, moi qui suis d’ascendance malgache ET européenne.
Mais il y a une constante qui me dit que Marine Le Pen n’est pas plus ni moins dangereuse qu’un Fillon accroché à des idées inopérantes ; qu’un Mélanchon qui n’ose pas dire aux prolétaires dont il brigue les suffrages le montant réel de ses revenus ; qu’un Macro(n) représentant des banques et des multinationales ; qu’un socialo (le Hollandais-Volant ? la pilule Valls ?) qui n’aura de socialiste que l’appellation.
Marine Le Pen, si elle arrive au bout du marathon entamé depuis des décennies par son sinistre papa, fera comme les autres ; elle se pliera aux diktats de ceux qui dirigent vraiment le monde : les financiers.
Elle n’est pas nazie, ni stalinienne, ni polpotienne, faut pas exagérer quand même. Mais mussolinienne, oui. Nationaliste plutôt que patriote, avec le repli sur soi et la xénophobie active (plutôt que le racisme qui se porte mal) que cela suppose.
En revanche, ce qu’elle risque de faire et que ses adversaires ne feront jamais : balancer un grand coup de pied dans la Commission de Bruxelles qui nous fait tant de tort. Mais est-ce une raison pour lui donner son bulletin ?
Je crois que le civet pintade est de plus en plus à l’ordre du jour de cet inénarrable dimanche de mai 2017. Et zot ?
Jules Bénard


