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Factures falsifiées et chèques en blanc : trois anciennes salariées d'une association condamnées

Pour s'être fait rembourser leurs achats personnels avec l'argent de l'association dans laquelle elles travaillaient, trois salariées ont été condamnées par la justice. Une seule d'entre elles avait reconnu utiliser de fausses factures.
Ecrit par P.B. – le vendredi 1 novembre 2024 à 06H36
Photo d'illustration

Le tribunal correctionnel de Saint-Pierre a tranché dans l’affaire des factures falsifiées. Les trois anciennes salariées d’une association d’aide à l’insertion des jeunes ont été reconnues coupables d’abus de confiance, mais relaxées pour les faits de faux et d’usage de faux.

Produits de beauté, vêtements, vélo, bijoux, robot ménager, courses réalisées dans un supermarché… L’inventaire à la Prévert a de quoi surprendre. Le détournement des fonds de l’association s’opérait grâce à un système bien rodé de chèques en blanc signés avec une certaine légèreté par le trésorier, ainsi que de fausses factures ou de factures à l’en-tête falsifié. En trois ans, 51.000 euros ont été détournés par les anciennes salariées, selon les estimations du commissaire aux comptes.

En savoir plus : Abus de confiance et usage de faux : Vêtements, bijoux et produits de beauté achetés avec l’argent de l’association

Seule la directrice de pôle avait reconnu les faits avant même le dépôt de plainte. La présidente de l’association avait découvert les fausses factures entassées dans un sac, dans l’un des bureaux. Les deux autres employées administratives persistaient à nier, affirmant que l’argent détourné correspondait à des avances d’achat ou des primes.

La directrice de pôle, depuis licenciée, a été condamnée à 5.000 euros d’amende avec sursis. Celle qui a fait amende honorable n’a pas obtenu la dispense de peine plaidée par son conseil, Me Gabriel Odier, mais une dispense d’inscription de sa condamnation au bulletin N°2 de son casier judiciaire, ce qui lui permet de poursuivre son œuvre dans une autre structure.

Pour ses deux anciennes collègues, le parquet avait requis une amende de 5.000 euros ferme, dont la moitié avec sursis. La “légèreté dans la gestion de cette association” avancée par leurs avocats, Me Eric Han Kwan et Me Bernard Von Pine, n’a pas convaincu le tribunal. Elles écopent de 4 mois de prison avec sursis, 5.000 euros d’amende avec sursis, un an d’inéligibilité et devront réparer les dommages causés à l’association, partie civile dans cette affaire.

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