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Le Tampon : condamné pour avoir découvert qu’il n’était pas le père biologique de sa fille

Ecrit par Gaetan Dumuids – le vendredi 12 juin 2026 à 11H17
Photo d'illustration : pexels

Un Tamponnais a été jugé pour avoir réalisé illégalement un test de paternité concernant sa fille après que la mère lui a dit qu’il n’était pas le père. L’utilisation des caractéristiques génétiques étant strictement encadrée, il s’est retrouvé à la barre. Il a écopé d’une amende de 300 euros.

C’est probablement l’un des pires cauchemars que puisse vivre un homme. Jonas*, en couple et père d’une fille de deux ans, va découvrir un jour sur l’ordinateur de sa femme plusieurs vidéos d’elle le trompant avec plusieurs hommes. Dans la dispute qui s’ensuit, celle-ci va lui jeter au visage qu’il n’est pas le vrai père de la petite.

Il entame alors une procédure de séparation ainsi qu'une action visant à ne plus être reconnu comme le père de la fille. Une démarche longue, très longue. Il veut alors en avoir le cœur net et commande un test génétique de paternité en Espagne. Le résultat revient et est sans appel : il n’est pas le père biologique de sa fille.

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Jonas met alors le résultat du test dans le dossier judiciaire. Une erreur puisqu’il est strictement interdit d’utiliser des données génétiques dans un cadre non autorisé et sans l’accord de toutes les parties. C’est pourquoi il se retrouvait poursuivi.

Débat autour de cette pratique

« C’est moi qui l’ai sortie du ventre de sa mère. Au début, je me disais que même si le test revenait négatif, je voulais rester son père. Mais face au comportement de sa mère, je préfère ne plus avoir aucun lien avec elle », indique-t-il.

Après avoir rappelé pourquoi l’analyse des caractéristiques génétiques constituait un domaine sensible dans la protection de l’enfance, le procureur va demander de le condamner à 300 euros d’amende.

Après avoir rappelé la longueur des démarches entamées en 2024, Me Brigitte Hoarau va insister sur l’aspect inutile de cette loi. « Il y a une vraie généralisation, une démocratisation de cette pratique. On voit des pubs sur internet partout. On l’utilise dans les sciences criminelles. Cette pratique va évoluer à moyen ou long terme. Il n’y a pas un vrai préjudice pour la fille, pas de traumatisme », souligne-t-elle.

Finalement, le tribunal va suivre les réquisitions et le condamner à 300 euros d’amende.

*prénom d'emprunt

Etiquettes : Enfants | Le Tampon | PU1 | Tribunal

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