Face à la CASUD, Patrick Lebreton ne désarme pas

Ce mercredi, Patrick Lebreton a donné rendez-vous aux médias à la ZAC Les Terrass, le lieu spécifiquement choisi pour évoquer le énième dossier brûlant entre Saint-Joseph et la CASUD.
En cause : une délibération datant du dernier conseil communautaire résiliant une convention passée avec Saint-Joseph dans le cadre de la réalisation de la ZAC Les Terrass. Sur les bases de la loi NOTRe, “pour motif d'intérêt général” l'intercommunalité reprendrait ainsi la gestion de la zone.
“Nous allons nous battre jusqu'en 2026 administrativement, juridiquement et physiquement”, prévient Patrick Lebreton. Des réunions de quartier ou encore la distribution du livre noir à la population constitueront les actions physiques, précise l'édile. Un recours sur le fond contre cette délibération a été déposé devant le tribunal administratif, mais aussi en référé dès ce jeudi. La “'Casse-sud' est en train de s'arroger les pouvoirs du maire”, lance Patrick Lebreton.
“Il n'y a pas de guéguerre, il y a une guerre”
Par cette délibération, l'intercommunalité “s'attaque au fleuron du développement économique de la ville”, estime-t-il. Sur 23 hectares, le centre commercial Les Terrass, l'enseigne de bricolage, la station-service ou encore le fast-food “ont généré une nouvelle clientèle et de nouvelles enseignes”. Un KFC devrait ainsi s'implanter sur une partie du parking du centre commercial, un Gamm vert et quatre autres commerces en lien avec l'agro-alimentaire porté notamment par les éleveurs Duchemann et Grondin, ou encore un karting et un bowling vont également voir le jour. Le projet d'un multiplexe de 3 à 4 salles porté par Mauréfilm d'Yves Ethève est aussi dans les tuyaux. Pour la partie production, la Coopémiel, le fumoir artisanal de la charcuterie Morel et Pets Food Distribution complètent l'aménagement de cette zone pour un montant de plus de 15 millions d'euros, “sans aucune participation de la CASUD ni autre subvention”, insiste Patrick Lebreton. “La CASUD veut mettre la main sur un butin qui ne lui appartient pas“, tonne le maire sudiste.
Derrière ce dessein, la CASUD et son président auraient pour idée “ d'empêcher que les projets se fassent parce qu'ils sont incapables de le faire au Tampon”, estime Patrick Lebreton qui y voit aussi la possibilité pour l'intercommunalité d'avancer ses pions via la SPL Sudec sur ses terres saint-joséphoises. “Il n'y a pas de guéguerre, il y a une guerre lancée contre nous”, affirme Patrick Lebreton à l'attention de ceux qui minimiseraient le conflit. “On ne dit pas vovol ni un vioviol”, poursuit-il le verbe haut.
Le plan de sortie de crise n'ayant finalement pas abouti, espérant que “l'urgence judiciaire soit concomitante avec l'urgence politique”, le maire de Saint-Joseph mise toujours sur la grande intercommunalité fonctionnant sur une “cohérence partagée” entre les différentes communes.
En attendant, Patrick Lebreton souhaite pour 2024, jusqu'en 2026, voire 2027, que ces années soient celles “d'un nouvel élan économique”, le nerf de la guerre.


