Exercice alerte tsunami : 80 pays ont participé

Le Samu, la Drass, l''Etat-major de Zone (EMZ), la Drass, la Croix Rouge, la DDE, la police, les gendarmes et les pompiers ont collaboré aujourd'hui à une simulation de "plan tsunami", à l'instar de 80 autres pays de la région, "afin de vérifier la qualité du message d'alerte" indique Jean-François Moniotte, directeur de cabinet du Préfet.
L'exercice est parti d'un message du centre régional Météo France, qui est le centre national d'alerte tsunami, et qui a informé la Préfecture d'un séisme de magnitude 8 au nord de Sumatra, une île indonésienne située sur l'équateur. Le centre d'alerte a précisé que les répliques du tsunami arriveraient au niveau des côtes réunionnaises vers midi. Dès lors, le préfet a activé le plan de son Centre opérationnel de Préfecture (COP). L'ensemble des services d'intervention a été convoqué, pour envisager toutes les mesures à prendre afin de faire face à "cet événement grave de sécurité civile".
L'ensemble de ces services de l'Etat et des collectivités territoriales se sont ainsi regroupés au COP qui, en cas de réelle alerte tsunami, se délocaliserait à la Montagne étant donné la proximité de l'océan.
Cet exercice international a supposé un état d'alerte de niveau 3, soit une onde tsunamique d'une amplitude de deux à cinq mètres. La procédure à suivre varie en fonction de la gravité du phénomène : le plan jaune est déclenché au niveau d'alerte 1, soit des vagues allant jusqu'à 50 cm. L'alerte orange concerne des vagues de 50 cm à 2 mètres. L'état d'alerte maximale est l'alerte rouge qui concerne des vagues de 2 à 5 mètres.
Ce plan se base sur les données du tsunami de 2004. Le plan de secours impliquant l'intervention de l'ensemble des services cités ci-dessus a été arrêté par le préfet en juillet 2008, qui donne la procédure à respecter en fonction du niveau de gravité.
"On aurait pu faire participer la population à cet exercice, mais aujourd'hui il s'agissait d'un exercice cadre qui n'impliquait que les services d'intervention, afin de vérifier la coordination et la qualité de l'information véhiculée" précise Jean-François Moniotte.
Un retour d'expérience sera bientôt communiqué. Le but est d'affiner les liens, en vue de "protéger la population". Des exercices du même type sont prévus le 27 octobre et le 5 novembre 2009. Fin octobre, le plan Polmar (pollution maritime) et terrestre sera testé. C'est un plan d'intervention français qui est déclenché en cas de pollution marine accidentelle. Début novembre, c'est le plan d'alerte cyclonique qui sera testé.


