Etats généraux de l'Histoire-Géographie: Aux armes citoyens !

Le 28 janvier dernier se sont tenus à Paris, La Sorbonne, les Etats Généraux de l'Histoire et de la Géographie. Ce moment fort pour la profession (les derniers Etats Généraux avaient eu lieu en 1977!) a rassemblé des centaines d' enseignants de tout niveau (du collège à l'université), venus de toutes les régions de métropole, mais aussi de l'Outre-mer (Guyane et Réunion étaient représentées) et a débouché sur le Manifeste ci-dessous, adopté par le Bureau National le 29 Janvier.
Il est à noter qu'une des revendications les plus fortes de ce Manifeste (le rétablissement d'un enseignement OBLIGATOIRE de l'Histoire-Géographie dans les classes de Terminale scientifique) a été, suite à ces Etats Généraux, intégré dans le programme de 3 des candidats à l'élection présidentielle : François Bayrou, Jean-Luc Mélenchon, François Hollande. Les autres candidats ont également été contactés par le Bureau National de l'Association des Professeurs d'Histoire-Géographie (APHG) qui attend leur réponse.
Pour le Bureau de l'APHG-Réunion,
Le Président,
Jacques Delpech.
Manifeste des Etats généraux de l’Histoire et de la Géographie
Dimanche 29 janvier 2012
L’enseignement de l’Histoire et de la Géographie à toutes les générations d’élèves, de l’école élémentaire au baccalauréat, est la fierté de la République. Les professeurs d’Histoire et de Géographie sont les porteurs de cette mission que la Nation leur a confiée. Le niveau de démocratie dans un pays se mesure à la place qu’il réserve à l’enseignement de l’Histoire et de la Géographie pour les futurs citoyens.
Réunis à l’appel de l’Association des Professeurs d’Histoire et de Géographie (APHG), le samedi 28 janvier 2012 à Paris,
les Etats généraux de l’Histoire et de la Géographie s'insurgent contre
- la suppression de l’enseignement obligatoire de l’Histoire et de la Géographie en Terminale S à la rentrée 2012 ;
- la diminution de la place et des horaires de l’enseignement de l’Histoire et de la Géographie ;
- la mise en place de programmes qui ne permettent pas de maîtriser les repères fondamentaux nécessaires à la poursuite des études supérieures et à l’insertion dans la vie professionnelle ;
- la dégradation des conditions de préparation des étudiants aux concours d’enseignement, la quasi-disparition de la formation des professeurs débutants et de la formation continue.
L’APHG, en conséquence, exige
- le rétablissement immédiat de l’enseignement obligatoire d’Histoire et de Géographie validé par une épreuve au baccalauréat en Terminale S ;
- des horaires nationaux décents à tous les niveaux ;
- des programmes intelligibles, réalisables par tous les élèves et aptes à structurer leur raisonnement ;
- une formation réelle pour les professeurs débutants, incluant une année de stage ;
- le rétablissement d’une formation continue pour tous les personnels, financée par l’Etat.
La satisfaction de l’ensemble de ces propositions répond aux exigences d’une école républicaine et d’une éducation citoyenne.
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