Escroquerie aux billets d'avion : Une centaine de vacanciers en rade


L'arnaque a tenu longtemps, mais quand le système s'effondre, les dommages collatéraux sont nombreux. Une centaine de personnes se retrouve avec des billets d'avion non-payés au moment de partir en vacances, alors que leur compte a bien été débité. Certains ignorent d'ailleurs encore que leur billet n'a pas été réglé. Au total, il y en aurait pour près de 300.000 euros, selon le Jir.
En cause, l'arnaque mise en place par un homme pendant plusieurs années. Son nom, Ismaël Atchia, selon le Quotidien. En plus d'être un joueur de pétanque reconnu, il se faisait passer pour l'intermédiaire d'une agence de voyage, Transcontinents Voyages, et proposait des billets moins chers que ceux du marché à ses clients. Il encaissait ensuite l'argent, prenait une commission puis achetait les billets pour que ses clients puissent partir. Seulement pour que ce système de cavalerie fonctionne, il devait bien entendu trouver toujours plus de clients pour compenser le coût des anciens. Plus le temps de l'arnaque dur, plus le château de carte est grand quand il s'effondre.
Des chèques à l'ordre de Transcontinents Voyages
Or, l'escroc a craqué. Il a envoyé une lettre à Transcontinents Voyages dans laquelle il explique ce qu'il a fait, présente ses excuses et surtout annonce qu'il va se suicider, chose qu'il a bien tenté de faire. L'agence de voyage se retrouve aujourd'hui avec des dizaines de clients qui ont une réservation, qui ont payé, mais ne pourront pas partir. L'un des directeurs, Vincent Vergoz, a tenté de leur apporter des réponses, hier, mais semble démuni. Pourtant, l'escroc utilisait des papier à en-tête de l'agence et surtout, les chèques qu'il percevait étaient à l'ordre de Transcontinents Voyages. Des points que l'enquête devra éclaircir.
Car il y aura une enquête. Les clients, dont certains ne pourront pas partir en vacances et d'autres paieront deux fois leur billet, ont pris un avocat, qui devrait rapidement porter plainte. Et le dossier d'arriver dans les mains de la justice.


