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La CASUD agit contre l'errance animale : vers une fourrière plus humaine et efficace

Ecrit par Gaëtan Dumuids – le vendredi 7 février 2025 à 17H41
Actuellement à la fourrière du Tampon, ce chien apeuré ne sera pas euthanasié. L'objectif de la nouvelle équipe en place est de lui trouver un adoptant.

La CASUD a fait de l’errance animale sa priorité en 2025. Pour symboliser cette dynamique, l’intercommunalité a cessé de sous-traiter la gestion de la fourrière et a créé une régie installée au Tampon. Si la prévention est au cœur des actions menées, des sanctions seront également mises en place. Du côté des agents de la fourrière, l’objectif affiché est d’éviter au maximum les euthanasies.

« L’errance animale est un fléau pour notre île et le territoire de la CASUD, c’est pourquoi la question de l’errance et du bien-être animal est notre priorité », affirme Jacquet Hoarau, président de l’intercommunalité. Entre les meutes de chiens qui s’attaquent aux troupeaux, les chats qui nuisent à la faune locale ou encore la détresse des animaux abandonnés, « le défi est énorme et on ne peut pas rester les bras croisés », ajoute-t-il.

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Pour y remédier, la CASUD a mis fin à sa collaboration avec la SEMRRE afin de créer sa propre régie, désormais installée sur le site de la fourrière du Tampon. Neuf agents ont été recrutés et sont en activité depuis janvier, dotés de trois fourgons d’intervention. Les équipes sont particulièrement mobilisées en soirée et le week-end, périodes où les animaux errants sortent pour chercher de la nourriture. La coopération avec les vétérinaires, associations et bénévoles reste essentielle.

Des sites comme l’esplanade de Bois-Court au Tampon ou le Grand Brûlé à Saint-Philippe sont tristement connus pour être des lieux d’abandon. Olivier Rivière, maire de Saint-Philippe, regrette de devoir gérer cette « fourrière à ciel ouvert » et s’inquiète pour la sécurité des élèves de l’école du Tremblet, située à proximité.

Prévention, stérilisation et sanctions

« Le vrai problème à la source, c’est l’incivilité », rappelle Bachil Valy. La CASUD intensifiera donc ses campagnes de sensibilisation sur l’importance de garder ses animaux chez soi et d’éviter la divagation. En effet, les chiens divagants, plus fertiles que les chiens errants, contribuent à perpétuer le problème.

Les propriétaires négligents s’exposent à des sanctions : une amende de 135 euros, 50 euros de frais de capture et 20 euros par jour de gardiennage.

La campagne de stérilisation, élément central de la lutte contre l’errance animale, est reconduite cette année avec un budget de 250.000 euros. Elle débutera en mars et se poursuivra jusqu’à l’épuisement des fonds. Un numéro vert est également en cours de mise en place pour signaler les cas d’errance animale.

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Par ailleurs, la CASUD souhaite obtenir de la préfecture une législation autorisant ses agents à utiliser des procédés hypodermiques, actuellement réservés aux vétérinaires, pour capturer plus efficacement les chiens agressifs.

Un engagement en faveur du bien-être animal

« Depuis notre première conférence de presse, les choses ont bien changé. L’exploitation en régie est bien plus efficace que le recours à une entreprise extérieure », se félicite Patrice Thien-Ah-Koon, maire du Tampon. Les chiffres lui donnent raison : en 2024, la SEMRRE a capturé 79 animaux. Seuls cinq ont été restitués à leurs propriétaires, un a été adopté et les 74 autres ont été euthanasiés.

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Depuis la mise en place de la régie de la CASUD au 1er janvier, la situation a radicalement changé. La CASUD fait état de 50 animaux capturés dont 8 chez des éleveurs (seulement 5 en janvier 2024) et 70 animaux déposés, et ajoute que 64 adoptions ont été réalisées par le biais d'associations

L’objectif affiché est clair : maximiser les adoptions et réduire le recours à l’euthanasie. Aujourd’hui, un chien attend encore de trouver une famille. Il ne manque plus qu’une âme charitable pour lui offrir un foyer aimant.

Etiquettes : CASUD | Errance animale

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