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Elle a bon dos la bavure

Ecrit par zinfos974 – le lundi 20 février 2017 à 09H55

Qu’il y ait eu une " bavure policière " à Aulnay-sous-Bois à l’encontre du jeune Théo, cela est du domaine du possible. Certains disent que cela est probable. Tout cela cependant reste à voir et il conviendrait d’attendre la fin de l’enquête plutôt que de tirer dès maintenant des conclusions hâtives et prématurées.

De toute façon, ce qui est dès aujourd’hui parfaitement évident, c’est qu’il est nul besoin de bavures policières effectives, de bavures réelles ou fantasmées, ni en métropole, dans les banlieues de l’immigration, ni même dans notre île, dans certains quartiers mal famés du chef-lieu, pour que, sous le premier prétexte venu, se déchainent les hordes d’une racaille violente, avide de casser et de brûler tout ce qui peut lui tomber sous la main, prompte surtout à s’en prendre, avec une brutalité de plus en plus extrême et de plus en plus meurtrière, aux forces de police.

Le vrai problème, ce n’est pas qu’il y ait des " bavures policières ". C’est là bien sûr quelque chose de regrettable, qu’il faut condamner et combattre quand les dérapages et les excès sont avérés, dont il faut punir les responsables quand la culpabilité de ceux-ci est établie. Cependant en n’oubliant pas de tenir compte des conditions dans lesquelles, dans certains quartiers, la police est contrainte d’intervenir, un contexte épouvantable fait d’insultes et d’agressions quotidiennes, systématiques et de nature à provoquer son exaspération… Sait-on, par exemple, que dans ces quartiers insoumis, en rébellion permanente, il est habituel de stocker sur les toits des immeubles les vieilles machines à laver et les gazinières au rebut afin de les balancer sur les policiers au cas où ceux-ci commettraient l’imprudence de s’approcher un peu trop près des murs.

Car les bavures, s’il faut certes les combattre, sont en fait inévitables. Si l’on voulait pouvoir totalement se préserver de leur éventualité, c’est carrément la police qu’il faudrait supprimer. Avec le résultat immédiat que chacun peut sans peine imaginer. Alors, à coup sûr, ce serait l’avènement du pouvoir sans partage et " sans bavures " de la racaille violente, laquelle ferait subir aux citoyens sans défense sa loi du vol, du viol et du meurtre. Pour le moment, elle se sent encore un peu gênée aux entournures, la racaille. Elle a bien ses quartiers réservés, où la police n’entre pas, ou le moins possible, seulement quand elle ne peut absolument pas faire autrement, mais, dans une logique conquérante, elle souhaiterait se répandre aussi en de nouveaux territoires et c’est de plus en plus fréquemment qu’elle y lance ses razzias dévastatrices.

Dans cette affaire d’Aulnay-sous-Bois, beaucoup d’hommes politiques de gauche et même de droite, nombre de vedettes de l’écran et du show-business, sans attendre qu’une enquête approfondie ait pu être menée à bien et au mépris de la fameuse « présomption d’innocence » dont chaque citoyen est censé pouvoir bénéficier, se sont empressés de condamner bruyamment les policiers, cautionnant et encourageant ainsi les émeutiers et les faiseurs d’exactions dans leurs entreprises criminelles. On nous dit – ceux qui sont prêts à tout excuser nous disent – que c’est parce qu’elle les maltraite que les voyous en colère harcèlent la police. Cela est totalement faux ! Les pompiers, les médecins et jusqu’aux chauffeurs de bus qu’ils agressent également, que leur ont-ils donc fait à ces sauvages ? Va-t-on revoir ce que l’on a déjà vu en 2005, quand, avec d’aussi mauvais prétextes, des millions d’euros (écoles, bibliothèques, gymnases, commerces, véhicules, etc.) sont partis en fumée ?

Le Président Hollande, lui pour sa part, s’est rendu au chevet de la victime de la supposée " bavure ". On ne l’avait pourtant pas vu au chevet des flics de Viry-Châtillon, attaqués dans leur voiture par un commando de voyous et brûlés vifs à coups de cocktails Molotov. Ces derniers ont été pourtant à deux doigts d’y laisser la vie et ils resteront à jamais marqués dans leur chair et leur esprit par ce que leur ont fait subir ces criminels assassins. On voit donc que, de la part de notre bon président, la sollicitude est décidément à sens unique !

Les bons citoyens, eux, doivent se montrer prudents et se refuser aux exploitations démagogiques auxquelles se livrent actuellement une grande partie des médias. Nos policiers et nos gendarmes œuvrent pour le bien commun dans des conditions de plus en plus difficiles et périlleuses. Avec un gouvernement qui n’hésite pas à les envoyer au casse-pipe dépourvus des armes et des consignes d’emploi qui leur permettraient de mettre à la raison efficacement et sans barguigner tous les fauteurs de troubles : bandes ethniques, casseurs anarchistes, prétendus antifascistes et autres zadistes enragés, avec des juges laxistes qui remettent en circulation, quelquefois sans même faire semblant de les punir, les voyous qu’ils viennent tout juste d’arrêter, ceux-ci auraient vite fait de se décourager et de baisser les bras.

Nous nous devons donc de les soutenir avec fermeté (ce qui ne veut pas dire exonérer automatiquement d’éventuelles brebis galeuses) et d’exprimer à leur égard toute notre gratitude et notre totale solidarité.

André Pouchet, le 16/02/17

 

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