Marine Le Pen condamnée et inéligible pour la présidentielle de 2027
Jugée dans l'affaire des assistants parlementaires FN au Parlement européen, Marine Le Pen a...
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La présidente du Rassemblement national fustige les réquisitions du parquet dans l'affaire des assistants parlementaires, y voyant une tentative d'élimination politique à l'approche de la présidentielle de 2027.
Le parquet de Paris a requis ce mercredi 13 novembre une peine sévère à l'encontre de Marine Le Pen dans le cadre du procès des assistants parlementaires du Rassemblement national (RN). Cinq ans de prison dont trois avec sursis, accompagnés de cinq ans d'inéligibilité, ont été requis à l'encontre de l'ancienne candidate à la présidentielle, accusée de détournement de fonds publics européens au profit de son parti.
Le Rassemblement National (RN) a annoncé son intention de voter une motion de censure contre un éventuel gouvernement du Nouveau Front populaire (NFP), même en l'absence de ministres de La France Insoumise (LFI). Cette position a été exprimée à l'issue d'une rencontre avec le président Emmanuel Macron, qui cherche actuellement à nommer un nouveau Premier ministre.
Suite à un signalement de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) au parquet de Paris, une information préliminaire a été ouverte visant des soupçons de malversations dans le financement de la dernière campagne présidentielle de la candidate du Rassemblement national.
Les résultats des élections européennes sont tombées dimanche soir et nous sommes mardi soir. En deux jours, Emmanuel Macron a réussi à dissoudre l'Assemblée nationale, à provoquer un rassemblement à Gauche appellé Front populaire avec certes LFI mais duquel beaucoup aimeraient écarter Jean-Luc Mélenchon, l'annonce par le patron du PCF d'une convergence des luttes avec les syndicats, avant que ceux-ci ne démentent, et l'explosion des Républicains après l'annonce par son président de son ralliement au Rassemblement national. La totalité des élus de son parti sont vent debout, réclament sa démission, les salariés du mouvement refusent dorénavant d'obéir à ses ordres, et les plus gentils des commentaires des responsables l'accusent de chercher ainsi à tenter de sauver son siège de député de la 1ère circonscription des Alpes Maritimes fortement menacé par le RN. Il avait le choix entre la défaite et le déshonneur, il a choisi le déshonneur.
Et nous ne sommes que mardi...