Jugée et condamnée : Marine Le Pen promet de riposter

Un "jour funeste pour la démocratie" selon Marine Le Pen. Condamnée à une lourde peine dans l’affaire des assistants parlementaires européens, la leader du Rassemblement national voit son avenir politique menacé. Mais elle ne compte pas se retirer et demande un procès en appel rapide.
Marine Le Pen a été condamnée, lundi 31 mars, à cinq ans d’inéligibilité avec exécution immédiate dans l’affaire des assistants parlementaires du Front national (FN) au Parlement européen.
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Une sanction qui a provoqué un véritable séisme politique et contre laquelle la présidente du groupe Rassemblement national (RN) à l’Assemblée nationale entend se battre. Invitée du JT de TF1 hier soir, elle a dénoncé une "décision politique" et appelé à un procès en appel avant l’élection présidentielle de 2027.
C’est une décision politique qui a été rendue.
La magistrate a assumé de mettre en œuvre l'exécution provisoire de l'inéligibilité, de rendre mon appel inutile sur ce sujet pour m'empêcher de me présenter et d'être élue présidente de la République. pic.twitter.com/N7TlTc4r9f
— Marine Le Pen (@MLP_officiel) March 31, 2025
Une condamnation lourde
Dans ce dossier, Marine Le Pen, âgée de 56 ans, a écopé de quatre ans de prison, dont deux avec sursis, ainsi que d’une amende de 100.000 euros. Huit autres eurodéputés du RN ont également été condamnés. Selon la justice, ils sont reconnus coupables d’avoir détourné des fonds européens en employant des assistants parlementaires pour des tâches relevant en réalité du parti.
L’État de droit a été totalement violé par la décision qui a été rendue.
Elle empêche un recours effectif, elle justifie l’exécution provisoire par le fait de se défendre, et elle applique l’esprit d’une loi postérieure aux faits qui nous sont reprochés. pic.twitter.com/L86VOT0Our
— Marine Le Pen (@MLP_officiel) March 31, 2025
Marine Le Pen rejette ces accusations et dénonce une atteinte à l’État de droit. "Il s’agit d’un désaccord administratif avec le Parlement européen : il n’y a pas d’enrichissement personnel", a-t-elle affirmé sur TF1. Elle critique également l’absence, selon elle, de motivation claire du jugement. "Elles n’existent pas !" s’est-elle insurgée, estimant que cette condamnation constitue un "jour funeste pour notre démocratie".
Une stratégie offensive en vue de 2027
Bien qu’affaiblie par cette décision, Marine Le Pen a assuré qu’elle ne comptait pas quitter la vie politique. "Je ne me retire en aucune manière", a-t-elle martelé, appelant la justice à organiser un procès en appel avant la présidentielle de 2027. "Il faut que la justice se hâte", a-t-elle insisté, laissant entendre qu’elle entend bien être en mesure de concourir à nouveau pour l’Élysée.
Interrogée sur la place de Jordan Bardella, l’actuel président du RN, dans cette perspective, elle a salué son rôle en le qualifiant "d’atout formidable pour le mouvement". Une manière de laisser planer le doute sur son avenir politique tout en renforçant la position de son dauphin potentiel.
Je suis combattive. Je ne vais pas me laisser éliminer ainsi, et je mènerai les voies de recours qui sont possibles. Je serai toujours à côté des Français pour les défendre parce qu'il y a des millions de Français qui croient en moi et qui me font confiance. pic.twitter.com/yyoaOtboEa
— Marine Le Pen (@MLP_officiel) March 31, 2025


