Revenir à la rubrique : National

« Donnons un avenir aux enfants blancs » : la justice relaxe un candidat d’extrême droite à Nancy

Ecrit par N.P. – le samedi 1 novembre 2025 à 15H54
L'affiche déployée en Meurthe-et-Moselle par le candidat du Parti de la France

Pierre‑Nicolas Nups, candidat aux élections législatives de 2024, et deux de ses militants, ont été relaxés par la justice alors qu'ils étaient poursuivis pour « provocation publique à la discrimination ».

Le tribunal correctionnel de Nancy a prononcé, vendredi 31 octobre, la relaxe de Pierre-Nicolas Nups, ancien candidat d’extrême droite aux législatives de 2024, ainsi que de deux de ses militants, poursuivis pour provocation publique à la discrimination après la diffusion d’affiches portant le slogan : « Donnons un avenir aux enfants blancs ».

La justice a retenu les exceptions de nullité de la procédure soulevées par la défense, entraînant la caducité des poursuites, une issue critiquée par la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra), qui annonce un probable appel.

Les faits remontent à mai 2024. Plusieurs affiches avaient été collées dans les rues de Nancy et d’autres communes de Meurthe-et-Moselle, suscitant une vive émotion locale et l’ouverture d’une enquête pour incitation à la haine raciale. Sur ces affiches figurait également la photo de Pierre-Nicolas Nups, présenté comme candidat du Parti de la France, un mouvement d’extrême droite fondé par Carl Lang.

Lors de l’audience, le parquet avait requis une amende de 5 000 euros à l’encontre du candidat, estimant que le message véhiculé « stigmatisait une partie de la population en fonction de sa couleur de peau ». La Licra, partie civile dans ce dossier, avait également dénoncé une « campagne explicitement raciste » et une « atteinte grave au pacte républicain ».

La Licra ne compte pas en rester là

Mais le tribunal a finalement prononcé la relaxe générale en retenant les exceptions de nullité soulevées par la défense, notamment des irrégularités de procédure dans la citation à comparaître. Une décision qui met fin, pour l’instant, aux poursuites engagées contre le candidat et ses deux militants.

Dans un communiqué, la Licra a regretté une décision « regrettable sur la forme, mais non sur le fond », rappelant que « le message véhiculé par ces affiches reste inacceptable dans une démocratie ». L’association a annoncé étudier la possibilité de faire appel de ce jugement.

Pierre-Nicolas Nups, de son côté, a salué une « victoire du droit », affirmant que son intention était de « défendre la culture européenne » et non de « discriminer qui que ce soit ».

Etiquettes : Discrimination

Dans la même rubrique

0💬
Tri :