Cyrille Melchior : "100 millions d'euros de pertes dans le secteur agricole"

Le président du Département, Cyrille Melchior, accompagne ce jeudi le ministre Manuel Valls pour sa visite de terrain après le passage du cyclone Garance. Il appelle au déploiement d'aides immédiates de la part de l'État et de l'Europe, mais aussi à une réflexion sur le long terme au sujet des cyclones de plus en plus dévastateurs.
Cyrille Melchior, président du Département, fait partie des élus qui ont accueilli ce jeudi Manuel Valls, ministre des Outre-mer, à la sous-préfecture de Saint-Benoît, pour une visite officielle. Le représentant du gouvernement est à La Réunion pour constater les dégâts causés par le cyclone dévastateur Garance.
Une aide immédiate, une réflexion à long terme
"Nous voulons que le ministre ait pleinement conscience des dégâts qui ont été occasionnés aux familles, dont les familles modestes qui ont été largement impactées", insiste Cyrille Melchior.
Le président du Département liste ensuite les infrastructures départementales aussi touchées par le cyclone Garance : "Il y a aussi des dégâts sur le monde agricole, les collèges, les casernes de pompiers et sur les routes. Il faut qu'il y ait un état des lieux pour examiner comment nous allons réparer ces dégâts et on a besoin du soutien financier de l'Etat."
Cyrille Melchior plaide pour un investissement de l'Etat pour La Réunion en deux étapes : "On a besoin d'une aide immédiate. Mais nous devons aussi retirer les enseignements parce que des cyclones, de plus en plus violents, il y en aura. Il ne faut pas qu'on fasse les mêmes erreurs au niveau des constructions et de l'aménagement du territoire."
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Assurer un soutien rapide aux agriculteurs
Interpellé sur le fait que certains agriculteurs attendent encore de percevoir les aides liées au passage du cyclone Belal, Cyrille Melchior se concentre sur la réponse à apporter suite à Garance : "Il faut appuyer sur le fait que les aides soient débloquées le plus rapidement possible. Il faut simplifier les procédures, débloquer les enveloppes budgétaires. Nous avons déjà 15 millions d'euros fléchés vers les agriculteurs."
"Au Département, dans quinze jours, nous allons modifier tous les dispositifs en matière d'aides européennes pour apporter de la trésorerie des agriculteurs et surtout pour ceux qui plantent la canne à La Réunion."
Cyrille Melchior indique que la situation est dramatique pour les agriculteurs : "Nous estimons qu'il y a eu 100 millions d'euros de pertes dans le secteur agricole."
Sur des images de Lucas Candessoussens


