Crise en mer Rouge : l'Etat annonce son soutien aux entreprises locales

Dans un communiqué daté du 9 janvier, les forces navales américaines comptabilisaient à 26 le nombre d'attaques portées en mer Rouge par les rebelles Houthis du Yémen. Malgré la surveillance accrue revendiquée par la coalition internationale, rassemblée derrière les Etats-Unis dans le cadre de l'opération de sécurité maritime Prosperity Guardian, les compagnies rechignent à emprunter la route du canal de Suez, voire même augmentent leurs tarifs pour compenser les frais supplémentaires induits.
Ce mercredi 10 janvier, la préfecture de La Réunion informe les entreprises locales qui se situeraient d'ores et déjà en difficulté en raison de la hausse du prix du fret, ou des retards de livraison, qu'elles peuvent solliciter le Comité départemental d'accompagnement et de soutien dédié à leur écoute.
« Les compagnies œuvrant à La Réunion ont indiqué avoir modifié la route de la majorité de leurs navires en passant par le cap de Bonne-Espérance. Cette décision allonge les temps d'acheminement de 7 à 10 jours environ, mais certaines compagnies réduisent leurs circuits », indiquent les services de l'État dans leur communiqué.
« Actuellement, aucun impact sur l'approvisionnement n'est signalé à La Réunion », poursuit la préfecture, en assurant « qu'à ce stade, aucune entreprise en difficulté, du fait de la situation actuelle, n'a été signalée aux services de l'État ».
Malgré ce discours rassurant, les entreprises peuvent par mesure de « prévention » se rapprocher du conseiller départemental d'accompagnement Gérard Rivière (0692 74 90 99) ou du commissaire à la vie des entreprises et au développement productif Rachid Darbaky (0693 20 49 80).
La préfecture conclut en rappelant que la cellule de crise sur la mer Rouge demeure par ailleurs active.


