Crise de la canne : la CGPER réclame des indemnisations pour les interruptions de récolte

La Confédération Générale des Planteurs et Éleveurs de La Réunion (CGPER) a récemment adressé une lettre aux co-présidents de la Commission Paritaire de la Canne et du Sucre (CPCS) pour exprimer sa profonde préoccupation face aux répercussions économiques et sociales des interruptions de la réception des cannes. Selon la CGPER, les récents mouvements sociaux chez Albioma et les fermetures d'usines par Téréos ont entraîné des conséquences alarmantes pour la filière canne de l’île, plaçant les planteurs dans une situation de crise sans précédent. Cette situation a conduit à des retards dans la récolte, accentuant les pertes financières pour de nombreux producteurs.
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Le courrier de la CGPER souligne que les planteurs réunionnais, déjà confrontés à une hausse des coûts de production et à des aléas climatiques défavorables, sont particulièrement affectés par la situation actuelle. Les fermetures temporaires d’usines imposées par Téréos ont perturbé la récolte et impacté directement le rendement et la qualité des cannes livrées. Les retards prolongés dans la collecte des cannes ont non seulement affecté la pureté du produit, mais aussi engendré une diminution significative des revenus pour de nombreux agriculteurs.
Appel à une intervention de l’État et à des indemnisations pour les producteurs
Pour répondre à cette situation, la CGPER demande des actions concrètes de la part de la CPCS, notamment en ce qui concerne des compensations financières pour les planteurs touchés par les interruptions. Le syndicat appelle à une implication rapide de l’État pour garantir un soutien financier à la hauteur des pertes. La CGPER estime qu’une intervention forte des pouvoirs publics est cruciale pour préserver cette filière qui fait partie intégrante de l’économie et du patrimoine de La Réunion. La lettre précise également que la CPCS doit explorer toutes les voies juridiques possibles pour obtenir des indemnisations destinées aux producteurs touchés, afin de limiter les impacts économiques pour ces derniers.
La CGPER rappelle que la filière canne est non seulement une source de revenus pour de nombreux planteurs, mais aussi un pilier culturel et paysager à La Réunion. En laissant persister cette situation, c’est l’ensemble de la communauté réunionnaise qui pourrait être impactée. La demande d’indemnisations intervient donc à un moment critique pour la CGPER, qui espère que cet appel permettra de mobiliser rapidement les instances responsables. La situation actuelle exige, selon le syndicat, une prise de conscience collective pour sauvegarder un secteur en difficulté et permettre aux agriculteurs de continuer leur activité en toute sécurité.


