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Cour d’appel : le procès d’Olivier Hoarau renvoyé à la rentrée

Ecrit par E.L. – le mardi 26 mai 2026 à 17H01

Le procès en appel d’Olivier Hoarau, condamné comme son ex-premier adjoint Fayzal Ahmed-Vali à 15 mois de prison avec sursis, 15.000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité, n’aura pas lieu ce jeudi. Il pourrait être renvoyé à la rentrée prochaine.

Olivier Hoarau, le maire le mieux réélu aux dernières municipales avec 80,46% des suffrages exprimés, ne sera pas rejugé en appel ce jeudi dans l’affaire des 400.000 euros de subventions accordées par la société Mercialys dans le cadre du projet Cap Sacré-Cœur dont 80.000 euros avaient été siphonnés au profit d’associations sportives Portoises en sommeil.

En l’absence du président Jacques Rousseau, le procès de l’édile et de son ex-premier adjoint, Fayzal Ahmed-Vali, devrait être renvoyé à une date ultérieure, probablement à la rentrée prochaine, confirmant une information de nos confrères d'Imaz Press.

Ce sera donc partie remise pour Olivier Hoarau, qui a été condamné en décembre 2024 en correctionnelle à 15 mois de prison avec sursis, 15.000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité pour recel d’abus de confiance et blanchiment. Tout comme Fayzal Ahmed-Vali « pour avoir mis la main dans le même sac », selon l’expression du président Stéphane Duchemin.

L’écharpe du maire en jeu

Mais des deux hommes, le maire du Port est évidemment celui pour qui l’enjeu de ce procès est à haut risque. Car, à peine réélu à la tête de la cité maritime, il pourrait y laisser son écharpe. Déjà, sa première condamnation a eu des répercussions au plan financier. Olivier Hoarau a commencé à mettre la main à la poche pour rembourser ses frais d’avocat, pris en charge par la commune.

Le Préfet Patrice Latron avait pris soin d’attaquer la délibération du 1er avril 2025 qui lui avait accordé la protection fonctionnelle. Au tribunal administratif, le juge des référés n’avait pas tardé à trancher, ordonnant la suspension de la délibération.

Pour leur part, les avocats des deux prévenus avaient annoncé la couleur le jour même de l’annonce du jugement en correctionnelle. Ils comptent démontrer en appel que la requalification des infractions reprochées à leurs clients au moment du délibéré, sans leur accord préalable et alors qu’il n’en a pas été débattu à l’audience, n’est pas légalement possible.

Sans compter que personne n’a compris pourquoi les responsables associatifs n’ont pas été poursuivis dans la mesure où l’argent détourné a transité par eux voire leur a partiellement profité au moins pour l’un d’eux.

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