Cour d'appel : Il se dit victime d'une injustice et d'un lynchage médiatique

Vous connaissez la chanson, "l'amour, comme un boomerang me revient les jours passés…". A Pascal Bieber, ce n'est pas l'amour qui lui revient comme un boomerang, mais l'injustice dont il se dit avoir été victime. Ce jeudi matin, le voilà de nouveau devant le tribunal. En appel cette fois. Son histoire avait été largement relayée par la presse locale à l'époque, ce qui a d'ailleurs été suivi de plaintes en diffamation.
Retour aux jours passés… Pascal Bieber était gérant d'une société, "Boomerang communication" - la chanson n'était pas choisie au hasard… - l'un des commerciaux de l'entreprise aurait pris ses distances, puis débauché les autres commerciaux, en ouvrant une nouvelle société vendant le même produit, le pocket mariage. Mais après avoir encaissé l'argent des clients, le pocket ne sort pas. Les clients arnaqués se retournent contre celui qu'ils estiment être le responsable du produit, Pascal Bieber et sa société Boomerang communication.
Au moment de sortir ses supports, le 22 décembre 2008, Pascal Bieber est mis en garde à vue. Pendant 48 heures, on lui posera toutes sortes de questions sur son activité et l'escroquerie dont il est suspecté. Le Procureur en charge de l'affaire se trouve être, selon Pascal Bieber, un ami de son ex-associé avec qui, quelques années plus tôt, il gérait la société PubliBourbon. Avec qui surtout la relation s'était dégradée. Pascal Bieber affirme avoir découvert des faux bons de commande… La collaboration s'arrête là mais son ex-associé ne l'entendrait pas ainsi, il porte plainte contre lui "et fait appel à un ami procureur", précise Pascal Bieber. Ce dernier est condamné à huit mois avec sursis par le tribunal correctionnel. Peu de temps après, son ancien associé succombera à une crise cardiaque et décèdera le 24 décembre 2006.
Retour en 2008, ce même procureur le retrouve donc impliqué dans une nouvelle affaire. "Il a dirigé l'enquête comme si j'étais l'escroc numéro un, sans rien chercher à comprendre. Il m'a rappelé ma première condamnation et m'a assuré que cette fois j'irai prison", déclare-t-il. Le 24 décembre 2008, Pascal Bieber entre à Domenjod en détention provisoire pendant 4 mois.
Le 2 novembre 2010, Pascal Bieber porte plainte contre ce procureur. Il assure aujourd'hui avoir les éléments prouvant que sa demande n'a pas été enregistrée. Pendant ce temps, la procédure judiciaire avance et le voilà, ce jeudi matin, devant la cour d'appel. "C'est soit la relaxe, une peine moindre ou plus importante. Franchement je ne baisserai pas les bras, le préjudice est grand. Je suis victime d'une injustice suivie d'un lynchage médiatique", conclut celui qui, depuis 2009, a décidé de devenir le président d'une association nommée "Stop injustice".


