Revenir à la rubrique : Océan Indien

Comores: Une présidentielle sous tension

Le 24 mars, les Comoriens sont appelés à voter pour élire un nouveau président de la République. Le président sortant, Azali Assoumani, affrontera 12 candidats.

Ecrit par B.A – le lundi 18 mars 2019 à 15H59

Une élection présidentielle se tiendra dimanche 24 mars aux Comores. Il s’agit d’élections anticipées, suite à la modification de la Constitution via un referendum controversé. Le président actuel, Azali Assoumani, putchiste en 1999, puis élu en 2016, n’affrontera pas ses deux principaux opposants, qui ont vu leur candidature invalidée par la cour suprême. Sur les 20 candidats déclarés, la cour suprême en a retenu 13.

La cour suprême est toute dévouée à Assoumani, qui a réformé la constitution par référendum, supprimant la Cour Constitutionnelle. Le mandat présidentiel est passé de 5 à 10 ans, et la nouvelle constitution permet à Assoumani de se représenter, ce qu’interdisait l’ancienne. Des soupçons de bourrages d’urnes pèsent sur le référendum tenu en juillet 2018, selon les observateurs de la Force en attente de la région Afrique de l’Est.

Mohamed Ali Soilihi, dit Mamadou, chef de l’Union de l’opposition, qui regroupe une dizaine de partis, et Ibrahim Mohamed Soulé, candidat du parti Juwa, ont été écartés de l’élection. Mamadou, ancien vice-président, avait talonné Assoumani de 4000 voix aux élections de 2016. Le parti Juwa a proposé un candidat de substitution, l’avocat Mahamoudou Ahamada, qui défend son président et ex-chef de l’Etat Ahmed Abdallah Sambi, emprisonné depuis six mois.

Avant la réforme constitutionnelle, Le président des Comores était élu pour 5 ans, et à chaque nouvelle élection, un candidat issu d’une des autres îles était élu. Le système de présidence tournante est maintenu, néanmoins, le mandat étant désormais de 10 ans, Assoumani en détourne quelque peu le principe. 

Les tensions sont vives sur les trois îles comoriennes, des violences insurrectionnelles ont éclaté en octobre dernier à Anjouan. Des arrestations massives d’opposants et de journalistes sont à déplorer, signes d’une dérive autoritaire du régime.

 

Thèmes :
Message fin article

Avez-vous aimé cet article ?

Partagez-le sans tarder sur les réseaux sociaux, abonnez-vous à notre Newsletter,
et restez à l'affût de nos dernières actualités en nous suivant sur Google Actualités.

Pour accéder à nos articles en continu, voici notre flux RSS : https://www.zinfos974.com/feed
Une meilleure expérience de lecture !
nous suggérons l'utilisation de Feedly.

S’abonner
Notification pour
0 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires

Dans la même rubrique

85 cas de choléra à Mayotte, dont 68 autochtones

Le dernier communiqué publié ce vendredi par Santé Publique France fait état de 85 cas de choléra recensés sur l’île de Mayotte. Sur ce total, 17 cas proviendraient de personnes arrivées en provenance des Comores.

Mayotte : L’épidémie de choléra s’étend à un nouveau quartier

L’épidémie de choléra qui sévit actuellement à Mayotte continue de susciter l’inquiétude, notamment après la confirmation hier d’un cas dans un nouveau quartier de l’île, portant le total à 67 personnes infectées.
Parmi les victimes figure une fillette de trois ans décédée la semaine dernière.

Comores : Azali remercie Macron pour l’aide de la France dans la lutte contre le choléra

Dans un communiqué, la présidence de l’Union des Comores résume la teneur d’un entretien téléphonique entre les présidents Azali Assoumani et Emmanuel Macron. Selon la version officielle, nulle allusion n’aurait été faite à l’opération Wuambushu 2, qui vise les ressortissants comoriens en situation irrégulière à Mayotte. Ce serait l’immigration en provenance de l’Afrique des Grands lacs et ses conséquences, en premier lieu l’épidémie de choléra, qui seraient au centre des préoccupations d’Emmanuel Macron.

Après la mer Rouge, deux autres câbles internet en panne dans le canal du Mozambique

Plusieurs pays est-africains sont affectés par une rupture totale des câbles internet sous-marins EASSy et Seacom, probablement localisée entre le Mozambique et l’Afrique du Sud et causant d’importants dysfonctionnement sur le trafic. Les perturbations pour les usagers sont d’autant plus inquiétantes que trois autres câbles, sectionnés en février dernier en mer Rouge, n’ont toujours pas été réparés.