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[Communiqué] Audrey Belim : « En Nouvelle-Calédonie, le bilan humain s’alourdit, notre inquiétude grandit »

La sénatrice déplore le nouveau décès en Nouvelle-Calédonie et demande à l'État de montrer un signe positif en direction des Outre-mer.

Ecrit par N.P. – le mercredi 10 juillet 2024 à 17H54

Un dixième mort est à déplorer en Nouvelle-Calédonie depuis le début des troubles dans l’archipel il y a maintenant deux mois. La victime aurait été touchée par un tir de riposte effectué par un gendarme du Groupe d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (GIGN) lors d’une opération de déblocage d’une route. L’enquête permettra d’éclaircir les circonstances de ce nouveau décès.

La dissolution de l’Assemblée nationale décidée par le président de la République semble reléguer la situation en Nouvelle-Calédonie loin de l’intérêt médiatique, loin des préoccupations politiques.

Nous souhaitons cependant faire part de notre vive inquiétude face à un bilan humain qui s’alourdit et à l’impasse politique dans laquelle l’archipel est plongée.

La décision d’Emmanuel Macron de retirer le projet de loi constitutionnelle réformant le corps électoral était nécessaire bien qu’extrêmement tardive. Elle n’a toutefois pas permis d’apaiser significativement le territoire et de relancer un réel dialogue entre les forces politiques.

Ce retrait fut suivi par l’incarcération dans l’Hexagone de plusieurs personnes auxquelles il est reproché un rôle dans les troubles qu’a connu l’archipel, parmi lesquelles Christian Tein, dirigeant de la Cellule de Coordination des Actions de Terrain (CCAT).

Sans se prononcer sur la condamnation de M. Tein, le transfert de Nouvelle-Calédonie vers l’Hexagone, à 17 000 kilomètres de distance, pose question. Cette décision rappelle de douloureux précédents lors de notre histoire coloniale et ne contribue pas à l’apaisement nécessaire du territoire.

Le président de la République, qui a une lourde responsabilité quant à la dégradation de la situation, ne peut maintenant détourner le regard : l’État doit contribuer au retour au calme et du dialogue sur l’Archipel.

Enfin, sans qu’elle soit aussi critique, la situation est préoccupante dans bien des territoires ultramarins. L’État doit manifester son désir d’Outre-mer. Aux quatre coins de la planète, les territoires ultramarins, emplis d’envies et de projets, se sentent exclus ou loin de la Nation à cause de l’absence d’écoute et d’ambition dont le Gouvernement a fait preuve jusqu’à présent. La colère est grande.

Rien ne semble plus important pour l’État d’exprimer rapidement son désir d’Outre-mer à l’égard de nos populations, de nos territoires qui ont besoin d’être rassurés.

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