Chikungunya : une campagne de vaccination bientôt lancée à La Réunion

Face à l’épidémie de chikungunya à La Réunion, la Haute Autorité de Santé (HAS) préconise l’utilisation du vaccin IXCHIQ pour les personnes les plus vulnérables. L’ARS détaillera prochainement les modalités de vaccination.
Alors que La Réunion est confrontée à une recrudescence des cas de chikungunya, 1.300 sur la dernière semaine, la Haute Autorité de Santé (HAS) a publié ce mercredi ses recommandations sur l’utilisation du vaccin IXCHIQ, mis au point par le laboratoire Valneva. Saisie par le ministère de la Santé, l’institution recommande de vacciner en priorité les personnes à risque de développer des formes graves de la maladie.
L'ARS prendra en charge le coût du vaccin pour ces publics prioritaires
Les premières populations ciblées sont les personnes âgées de plus de 65 ans, en particulier celles souffrant de comorbidités telles que l’hypertension, le diabète ou encore des maladies cardiovasculaires. Les adultes de 18 à 64 ans présentant des facteurs de risque sont également concernés. À cela s’ajoutent les professionnels de la lutte antivectorielle, plus exposés au virus du chikungunya. En revanche, la HAS exclut de cette campagne de vaccination les femmes enceintes et les personnes immunodéprimées.
L’Agence Régionale de Santé (ARS) de La Réunion prendra en charge intégralement le coût du vaccin contre le chikungunya pour ces publics prioritaires. La vaccination sera organisée via les médecins traitants et les modalités précises seront dévoilées dans les prochaines semaines, en fonction des stocks disponibles.
Si la vaccination constitue une avancée dans la lutte contre l’épidémie de chikungunya, la HAS insiste sur la nécessité de maintenir les mesures de prévention existantes. L’élimination des gîtes larvaires, les gestes de protection individuelle contre les piqûres de moustiques et les opérations de démoustication restent essentielles pour limiter la propagation du virus.
Lire aussi : Chikungunya : l’épidémie s’étend à 19 communes


