Chikungunya : le Rassemblement national 974 dénonce l’impréparation de l’État

Presque vingt ans après la première épidémie de chikungunya qui avait durement frappé La Réunion en 2005, le Rassemblement national (RN) local déplore l’absence de progrès significatifs dans la gestion sanitaire de la crise actuelle. Dans un communiqué publié ce jour, Jean-Jacques Morel, délégué départemental du parti, pointe du doigt ce qu’il considère comme des « manquements graves » des autorités.
Dès les premières lignes, le ton est donné : « L’État n’a tiré aucune leçon de cette épidémie ravageuse ». Selon le RN 974, les dispositifs de prévention sont aujourd’hui largement insuffisants. Alors que la désinsectisation mécanique avait été relativement bien organisée lors de la première épidémie en 2005-2006, elle est désormais "quasi absente alors que les emplois aidés manquent".
Autre sujet d’inquiétude : le recours à un vaccin jugé non éprouvé selon le délégué départemental RN alors qu'un décès est survenu à la suite d’une injection et plusieurs malaises sont survenus chez des personnes récemment vaccinées. Le parti évoque un sentiment d’"improvisation" renforcé par des revirements récents concernant les recommandations pour les personnes âgées.
Face à cette situation, le Rassemblement national appelle à une réponse plus énergique. Il réclame en urgence une intensification des opérations de pulvérisation mécanique. Pour l’avenir, le parti préconise l’adoption du programme Wolbachia, déjà expérimenté en Nouvelle-Calédonie avec le soutien de l’Institut Pasteur. Cette méthode consiste à introduire une bactérie dans les moustiques pour empêcher la transmission du chikungunya, de la dengue ou encore du virus Zika.
En conclusion, le RN 974 regrette que "l’Outre-mer soit encore une fois considéré comme la dernière roue du carrosse sur le plan sanitaire", soulignant un sentiment d’abandon récurrent de la part des autorités nationales.


