Chikungunya : la transmission virale diminue, mais reste active à Saint-Paul et Saint-Denis

Avec plus de 54.000 cas confirmés depuis le début de l’année, l’épidémie de chikungunya à La Réunion poursuit son repli. Si la circulation du virus ralentit nettement, elle reste concentrée dans deux communes : Saint-Paul et Saint-Denis. Les autorités sanitaires appellent à la vigilance.
Après un pic épidémique enregistré fin mars, l’épidémie de chikungunya marque le pas à La Réunion. D’après le dernier bulletin de Santé publique France publié ce mercredi 25 juin, tous les indicateurs sont en baisse. En semaine 24 (du 9 au 15 juin), 197 cas ont été biologiquement confirmés, contre 333 la semaine précédente. Cette tendance confirme un recul amorcé depuis la mi-avril. Au total, depuis le début de l’année 2025, 54.242 cas ont été recensés sur l’île.
La répartition géographique des cas montre une concentration persistante à Saint-Paul (118 cas sur les deux dernières semaines) et à Saint-Denis (101 cas). À l’inverse, neuf communes ont signalé moins de cinq cas, et Sainte-Rose n’en a déclaré aucun. Cette disparité territoriale incite les autorités à maintenir une surveillance renforcée dans les zones encore actives.
Les passages aux urgences pour motif de chikungunya ont eux aussi diminué : seulement neuf passages ont été enregistrés en semaine 25, contre douze la semaine précédente. Deux hospitalisations ont été recensées. La part d’activité pour chikungunya en médecine de ville reste faible et stable, aux alentours de 1 %.
85% des cas de chikungunya importés en Hexagone proviennent de La Réunion
Depuis janvier, 27 décès en lien avec le chikungunya ont été confirmés, survenus majoritairement chez des personnes âgées de plus de 65 ans présentant des comorbidités. Par ailleurs, 26 autres décès font encore l’objet d’une investigation.
En France hexagonale, la situation interpelle également. Depuis le 1er mai, 645 cas importés ont été recensés, dont 85 % provenaient de La Réunion. Six foyers de transmission autochtone ont même été identifiés, un record de précocité.
Malgré la décrue, l’ARS appelle à ne pas relâcher les efforts de prévention. Elle recommande la confirmation biologique systématique de tous les cas suspects et rappelle l’importance des gestes barrières contre les piqûres de moustiques. Les femmes enceintes et les nourrissons restent particulièrement à protéger.


