Chikungunya et coqueluche : la vigilance renforcée à La Réunion

Avec neuf cas autochtones confirmés de chikungunya dans l’ouest de l’île et une augmentation notable des signalements de coqueluche, l’Agence Régionale de Santé (ARS) appelle à la vigilance, notamment à l’approche de conditions plus favorables à la prolifération des moustiques et à la transmission bactérienne.
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Depuis fin août, La Réunion enregistre un total de neuf cas confirmés de chikungunya, tous diagnostiqués par PCR. Sept de ces cas sont regroupés dans un foyer à Saint-Gilles-les-Bains, tandis que deux autres, détectés à l’Ermitage, n'ont pas été directement liés à ce foyer. Ces infections, qui surviennent à la fin de l’hiver austral, alertent les autorités, d'autant plus que l’augmentation prochaine de l’activité des moustiques pourrait favoriser une propagation plus large du virus.
Les équipes de lutte anti-vectorielle de l’ARS sont intervenues autour des foyers détectés, notamment via des opérations de traitement insecticide et de sensibilisation. La période actuelle, bien que marquée par une faible densité vectorielle, laisse présager des risques accrus avec l’arrivée de la saison chaude. Il est donc impératif pour les professionnels de santé de rester attentifs aux symptômes pseudo-grippaux accompagnés de douleurs articulaires chez leurs patients, et de prescrire des tests PCR afin de confirmer rapidement les cas suspects.
29 signalements de coqueluche
La coqueluche, de son côté, poursuit également sa progression. Avec 29 signalements depuis le début de l’année 2024, dont une recrudescence des cas depuis le mois de mai, cette maladie frappe surtout les nourrissons et les jeunes enfants. Malgré un nombre limité de passages aux urgences, les autorités notent une augmentation des admissions en réanimation pédiatrique, avec cinq nourrissons gravement touchés, bien qu’aucun décès n’ait été signalé.
La coqueluche, qui connaît une forte circulation au niveau national, a déjà conduit à 13 tests PCR positifs en milieu hospitalier à La Réunion en 2024, contre seulement trois l’année précédente. Ce retour en force s’explique en partie par une couverture vaccinale insuffisante, notamment pour les rappels. L’ARS insiste donc sur l’importance de la vaccination, particulièrement pour les femmes enceintes, afin de protéger les nourrissons.
Face à ces deux menaces, les autorités sanitaires appellent la population à la prudence et renforcent les mesures de prévention. La lutte contre le chikungunya repose essentiellement sur la réduction des gîtes larvaires et la protection contre les piqûres de moustiques, tandis que la coqueluche peut être efficacement combattue par la vaccination et des mesures barrières strictes autour des cas détectés.


