Épidémie de chikungunya à La Réunion : décès, cas graves, vaccination… ce qu’il faut retenir au 21 mars

Les autorités sanitaires de La Réunion ont confirmé deux décès liés au chikungunya survenus la semaine dernière.
Les victimes, âgées de 86 et 96 ans, dont l'une présentait des comorbidités, ont succombé à des complications de la maladie. L'imputabilité du virus a été validée par une commission d'investigation associant le médecin traitant, des infectiologues du CHU et Santé Publique France, expliquant les délais entre les décès et leur confirmation officielle.
Depuis le 23 août 2024, plus de 8.500 cas autochtones ont été recensés sur l'île, avec 24 hospitalisations, dont trois cas sévères. Face à cette situation, le préfet a déclenché le 14 mars 2025 le niveau 4 du plan ORSEC, marquant une "épidémie de moyenne intensité".
Les autorités appellent la population à appliquer rigoureusement les mesures de prévention telles qu'éliminer les gîtes larvaires autour des habitations, se protéger des piqûres de moustiques et consulter un médecin en cas de symptômes évocateurs.
Le vaccin préconisé pour les plus fragiles
La Haute Autorité de Santé recommande également l'utilisation du vaccin Ixchiq pour les personnes les plus à risque de formes graves, notamment les plus de 65 ans et celles ayant des comorbidités, n'ayant jamais contracté le virus. L'ARS La Réunion prévoit de débuter la vaccination de ces populations prioritaires début avril.
Actuellement, 150 agents de lutte anti-vectorielle de l'ARS, soutenus par les effectifs communaux, sont mobilisés chaque jour pour des opérations de démoustication. Les autorités insistent sur l'importance d'une mobilisation collective pour freiner la propagation du virus.
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