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Chido et la crise des bangas : le maire de Mamoudzou interpelle l'État

Ecrit par Lucas Candessoussens – le samedi 28 décembre 2024 à 11H42

Dans un entretien téléphonique, le maire de Mamoudzou, Ambdilwahedou Soumaïla, souligne la responsabilité collective après le passage de Chido et la destruction des bangas. Lors d’un conseil municipal tenu la semaine dernière, lui et ses administrés ont voté une motion visant à faire reconnaître la construction de bidonvilles comme une infraction.

L’entretien, qui dure à peine 15 minutes, montre un maire occupé à préparer, avec les élus et la population mahoraise, l’accueil des membres de l’exécutif attendu dès dimanche.

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Pourtant, il prend le temps de répondre à chaque question, notamment sur la prolifération des bidonvilles. « Nous avons une responsabilité collective. Nous avons failli à protéger le peuple », affirme Ambdilwahedou Soumaïla. Il rappelle l’initiative prise par le conseil municipal : « Nous avons voté une motion pour faire reconnaître la construction de bidonvilles comme une infraction. » Une mesure qui, selon lui, pourrait prévenir de nouveaux ravages des bangas.

Une cellule pour recenser les décès

Face aux préoccupations liées aux « cimetières marrons », le maire admet en avoir pris connaissance via les réseaux sociaux mais affirme ne pas en avoir constaté lui-même. Concernant la recherche d’éventuels corps, il annonce la mise en place d’une cellule spécialisée à la mairie : « Les familles peuvent ainsi venir déclarer des décès ultérieurement à leur enterrement. »

Dès le troisième jour après la catastrophe, Ambdilwahedou Soumaïla a exhorté le préfet de Mayotte à déployer des brigades cynophiles pour rechercher d’éventuelles victimes. « Il y a des lieux difficiles d’accès, des villages complètement isolés. Nous devons identifier rapidement les corps ensevelis sous les décombres pour prévenir tout risque épidémiologique. »

Une rentrée probable pour le 20 janvier


Enfin, ce vendredi, une réunion s’est tenue en présence du recteur de Mayotte. Selon le maire, la rentrée des classes pourrait avoir lieu le 20 janvier, soit une semaine après la date prévue initialement. Cependant, celle-ci se ferait en mode « dégradé », car dans le chef-lieu, 40 % des bâtiments scolaires ont subi d’importants dégâts. « Espérons que les quelques établissements encore debout ne soient pas pillés », conclut-il.

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