Chemin pêcheur privatisé et suspicion d’empiètement : SOS DPM 97.4 va saisir la DEAL

Depuis plus de 50 ans, des dizaines de servitudes de passage permettant l’accès à la plage ont été condamnées ou privatisées à Saint-Gilles-les-Bains, par des propriétaires sans scrupules du bord de mer.
Un travail considérable a été effectué par notre collectif, afin de localiser ces « chemins pêcheurs ». Les informations recueillies permettent également de soupçonner sérieusement un certain nombre de ces propriétaires, d’avoir accaparé et clôturé des surfaces sur plage, à l’aide de murs construits sans permis.
L’autorité de l’État et les maires successifs ont laissé faire pendant des décennies, manquant gravement à leur devoir de défendre le Domaine Public Maritime (DPM), et de protéger le droit des réunionnais, d’accéder librement au rivage de la mer.
De fait, aux Brisants, à Grand Fond et ailleurs, des kilomètres de plage sont aujourd’hui fermés au public, et ne profitent qu’aux propriétaires et résidents du bord de mer.
Notre collectif agi pour la réouverture de tous ces chemins pêcheurs, et pour la reconquête de ces territoires volés au peuple.
Les choses bougent. Le préfet de La Réunion a répondu à notre courrier de juillet dernier sur ces dossiers. Il nous écrit :
« Vous m’interpellez sur le dossier des « chemins pêcheurs » condamnés ou privatisés sur le territoire de la commune de Saint-Paul.
Sachez qu’une procédure contentieuse est en cours concernant certaines parcelles sises route de Trou d’Eau à La Saline-les-Bains, suite à des contraventions de grande voierie dressées par les services de la DEAL. Les jugements n’ont pas encore été rendus par le tribunal administratif. Les services de l’État continue de travailler sur ce sujet ».
C’est une très bonne nouvelle, mais le travail doit être poursuivi partout ailleurs sur le littoral saint-gillois, et sur l’ensemble du Domaine Public Maritime réunionnais.
C’est ainsi que SOS DPM 97.4 saisira la DEAL cette semaine, de deux enquêtes publiques, l’une sur un chemin pêcheur condamné par des portails métalliques aux Brisants, Saint-Gilles-les-Bains, et l’autre sur une suspicion d’accaparement d’une surface de 300 m2 sur la plage, au même endroit.
D’autres demandes d’enquêtes sont en cours


