Chagos : le Royaume-Uni renonce à la souveraineté au profit de Maurice

Le Royaume-Uni a annoncé céder la souveraineté des îles Chagos après plus de cinquante ans de contrôle.
L’annonce conjointe des Premiers ministres britannique, Keir Starmer, et mauricien, Pravind Jugnauth, met fin à des décennies de négociations souvent tendues entre les deux pays. Bien que l'accord doive encore être formalisé par un traité, les deux parties ont promis de finaliser le processus le plus rapidement possible.
Cet accord historique, obtenu après des années de négociations, marque la fin du différend entre le Royaume-Uni et Maurice, qui récupère ainsi les îles Chagos.
Dans les Chagos, Diego Garcia reste une base militaire
Le plus grand atoll de cet archipel, Diego Garcia, est particulièrement connu pour son utilisation par le gouvernement américain comme base militaire pour ses navires et ses bombardiers à long rayon d'action. Cet aspect stratégique a joué un rôle clé dans les discussions, permettant la conclusion de l’accord malgré les rivalités géopolitiques croissantes dans la région, notamment entre les puissances occidentales, l’Inde et la Chine.
Le traité devrait également aborder les « torts du passé », reconnaissant les préjudices subis par les Chagossiens, les habitants originaires des îles, et soulignant l'engagement des deux pays à soutenir leur bien-être. Le Royaume-Uni a accepté de fournir un ensemble d'aides financières à Maurice, incluant des paiements annuels ainsi que des investissements dans les infrastructures. De plus, Maurice pourra entamer un programme de réinstallation des Chagossiens sur certaines îles de l’archipel, bien que Diego Garcia reste exclue de ce programme en raison de son usage militaire.
L'accord actuel marque donc un tournant décisif dans cette longue histoire de tensions diplomatiques et d'injustices historiques. Tout en conservant son influence militaire à Diego Garcia, le Royaume-Uni fait un pas en avant vers la réconciliation et la reconnaissance des droits des Mauriciens et des Chagossiens.


