CGPER : tensions au sein du syndicat agricole ?

Des agriculteurs s’interrogent sur la ligne défendue par leur syndicat, en pleine campagne sucrière.
Une poignée d’agriculteurs membres de la CGPER se sont réunis ce mercredi devant les locaux de la DAAF de Saint-Pierre, insatisfaits du mode de répartition des aides de l’État post-Garance et surtout de la position de leur propre syndicat sur les accords permettant l’ouverture de la campagne sucrière.
“La dynamique syndicale a été mise de côté", regrette Christophe Hoarau, membre du burea”, qui poursuit : “Il y a très peu d'échanges. L'ouverture de la campagne était nécessaire mais on a été précipité dans un engrenage, il manquait de concertation avec la base militante pour une ouverture plus sereine. (...) Les représentants qui siègent ont pris des décisions, on assume mais on a demandé à ce que ça ne se reproduise plus sans concertations plus poussées”.
L’absence remarquée à la mobilisation du président du syndicat d’agriculteurs laisse entrevoir des tensions au sein du groupe. Le président de la CGPER a, de son côté, indiqué “être pris ailleurs”. Quant aux désaccords, il s'explique : “On ne peut pas être d’accord sur tout. Je dois prendre en compte l’intérêt de l’ensemble des agriculteurs de l’île.”
Comme il l’avait annoncé à l’issue des élections de la chambre verte, le président de la CGPER veut préparer sa relève. Jean-Michel Moutama envisage de céder son siège, mais émet cependant une condition : “Si la relève n’est pas prête, je continuerai. Je ne souhaite pas que la CGPER se retrouve dans la situation de cacophonie qu’elle a subie il y a neuf ans.”
Le manifestant conclut par un message aux détracteurs : "La CGPER n’éclate pas, elle se prépare à une succession".


