Ces jeunes qui vivent la belle vie en volant des dizaines de milliers d’euros

Ils ont entre 20 et 26 ans. Pour la plupart, les casiers judiciaires sont chargés au vu de leur jeune âge. En effet, les vols sont devenus pour eux un mode de vie. Des véhicules, téléphones, de quoi "faire la fête"… Pendant une courte période, ils vivent comme des rois. Avant que la justice ne les rattrape. Ces énièmes condamnations serviront-elles enfin de leçon ? Rien n’est moins sûr.
Le plus jeune est jugé devant le tribunal correctionnel de Saint-Denis ce vendredi. S.A, a commencé quand il n’avait que 11 ans. Comme résigné, il répond honnêtement aux questions des magistrats et ne cherche pas à se défendre. Il est jugé pour des faits de vol avec effraction et tentative de vol à Éperon, une nuit de juillet 2018. En une seule nuit, il est passé dans sept enseignes : boulangerie, coiffeur, salon de beauté… Pour y voler de l’espèce, des téléphones et tablettes. Comme une pulsion, presque, alors qu’il était sorti de prison seulement en juin.
Retrouvé et emprisonné suite à une longue série de délits routiers – il avait en effet pu s’offrir un T-Max et une Volkswagen malgré le fait qu’il n’ait pas de permis. La procureure a requis 9 mois de prison ferme à son encontre. S.A a été finalement condamné à deux ans. Et la vie est moins belle en prison.
Également devant le tribunal ce vendredi, cinq jeunes hommes, frères et cousins, qui devaient répondre de faits d’escroquerie et falsification de chèques. Leur tournée à eux a eu lieu en 2016. Avec des chèques volés à un particulier et une société, ils se sont rendus dans des centres commerciaux, supermarchés, stations-service, boutiques et autres pour y dépenser des dizaines de milliers d’euros. L’un d’eux s’est fait plaisir au centre commercial avec 4.000 euros dépensés en une journée.
Quatre d’entre eux ont des condamnations sur leur casier judiciaire et alors que l’un affirme avoir voulu "faire la fête", un autre rigole. Parce que pour eux aussi, c’était devenu une habitude. La procureure rappelle d’ailleurs que l’un d’entre eux avait, l’année précédente, utilisé 89 chèques sans provision pour un montant de 80.000 euros.
L'un d'entre eux écope de 8 mois de prison dont 4 avec sursis. Un autre de 8 mois dont 6 mois avec sursis. Deux d'entre eux écopent de 6 mois de prison avec sursis, et pour le dernier, au casier judiciaire vierge et travaillant pour payer ses dettes, la peine est de 2 mois avec sursis.


