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Case à Pains et Colombus : un plan de redressement prévu pour mars

Ecrit par Julien Delarue – le jeudi 28 novembre 2024 à 06H08
Photo Alexandre Robert

Un point d’étape important dans le dossier Case à Pains et Colombus. Un plan de continuation devrait être présenté d’ici mars prochain.

L’activité se poursuit pour les boulangeries Case à Pains et les enseignes Colombus. Convoqué pour un point d’étape dans le cadre de la procédure de redressement, le dirigeant Olivier Lévy en a profité pour faire le bilan de la situation de ses entreprises. « Nous devrions présenter un plan d’ici à mars de l’année prochaine », a-t-il annoncé. Selon lui, cette démarche devrait s’accompagner d’une absence de plan de sauvegarde de l'emploi.

Un nouveau directeur opérationnel

Les 14 enseignes emploient près de 200 salariés à travers l’île. Pour accompagner ce redressement, l’entreprise avait sollicité les services de Nicolas Lehoucq en tant que manager de transition. Ce dernier, connu à La Réunion pour avoir été directeur régional Océan Indien chez Corsair International en 2013, est aujourd’hui associé fondateur du cabinet New Launch Consulting, spécialisé dans le redressement d’entreprises et la gestion de crise. « Sa mission est terminée », a indiqué Olivier Lévy.

Le travail de réorganisation semble avoir porté ses fruits. Pour poursuivre les efforts entrepris, un nouveau directeur opérationnel, Anthony Fraise, a été recruté pour la branche alimentation. Il aura la lourde tâche de poursuivre la dynamique engagée, notamment en continuant le travail réalisé sur les économies d’échelle.

Pour rappel, le 20 mars dernier, les boulangeries Case à Pains et la holding Deal Run avaient été placées respectivement en redressement judiciaire et en sauvegarde, à la demande d’Olivier Lévy. Cette procédure collective avait été motivée par une conjoncture économique difficile, marquée par la hausse des matières premières, l’envolée des coûts énergétiques et des tensions avec un partenaire. En mai, les enseignes Colombus avaient également été placées en redressement judiciaire, Olivier Lévy invoquant des interactions « étroites » entre La Case à Pains et Colombus. La franchise, qui compte deux établissements à La Réunion (l’un à Saint-Denis, l’autre au Port), nécessitait une gestion globale du pôle alimentaire. « Il fallait avoir une vision globale sur le pôle alimentaire », a-t-il conclu.

Lire aussi : Case à Pains et Colombus en redressement judiciaire : Six mois de plus pour la restructuration

Etiquettes : Tribunal de commerce

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