Budget 2026 : Philippe Naillet alerte sur l’impact des coupes dans l’apprentissage à La Réunion

Le député Philippe Naillet a mis en garde contre les conséquences d’une nouvelle réduction du budget dédié à l’apprentissage. Un sujet particulièrement sensible à La Réunion, où 37 000 jeunes sont aujourd’hui sans emploi, sans formation ni études.
Lors des débats budgétaires, le député de La Réunion Philippe Naillet a tiré la sonnette d’alarme sur la baisse annoncée des crédits alloués à l’apprentissage. « En 2024, il y avait sur le territoire de La Réunion 37 000 jeunes sans emploi, sans formation, sans études. C’est la réalité », a-t-il rappelé en séance, soulignant l’urgence de préserver un dispositif devenu essentiel pour l’insertion professionnelle des jeunes ultramarins.
Le parlementaire socialiste a évoqué les besoins criants de plusieurs filières locales, notamment dans l’hôtellerie-restauration, le bâtiment et les travaux publics, où les entreprises peinent à recruter. « On constate une multiplication des centres de formation depuis la loi de 2018 qui a libéralisé l’apprentissage, mais paradoxalement moins d’apprentis, tout simplement parce que la prise en charge par l’État des contrats a baissé », a-t-il insisté.
La diminution progressive du financement des contrats d’apprentissage par l’État a déjà eu des répercussions concrètes sur les acteurs de terrain, notamment les chambres consulaires, qui en assurent la gestion et le suivi. Pour Philippe Naillet, toute nouvelle coupe budgétaire risquerait d’aggraver une situation déjà fragile : « Réduire encore le budget alloué à l’apprentissage va durement impacter la jeunesse, les entreprises et nos structures de formation. »
Alors que le gouvernement prévoit de réduire de plusieurs centaines de millions d’euros les aides à l’apprentissage dans le cadre du budget 2026, les élus ultramarins appellent à la vigilance. À La Réunion, où près d’un jeune sur deux est sans emploi, l’apprentissage reste l’un des rares leviers concrets pour favoriser l’insertion et répondre aux besoins de main-d’œuvre locale.
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