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Assises : Dans le box, un agriculteur soupçonné du viol d’une voisine trisomique

Jean-Luc V., 58 ans, encourt 20 ans de réclusion criminelle pour le viol de sa voisine handicapée ayant l'âge mental d'une fillette. Pourtant, l'agriculteur affirme que c'est elle qui l'avait sollicité afin de "faire le vice". Son procès en appel s'ouvre ce lundi devant la cour d'assises.

Ecrit par 2181159 – le lundi 21 novembre 2022 à 15H52

Un agriculteur des Hauts de St-Paul comparait devant la cour d’assises pour répondre de faits de viol sur une voisine handicapée. Clamant son innocence et deux rapports sexuels consentis, voire réclamés par la victime présumée elle-même, Jean-Luc V, 58 ans, a fait appel de sa condamnation à 12 ans de réclusion prononcée par la cour criminelle lors d’un premier procès. Le second s’ouvre ce lundi après l’installation des jurés de cette 9e session de la cour d’assises. 

En avril 2020, le quinquagénaire qui longeait la maison de Bernadette* pour se rendre dans le champ qu’il cultivait est soupçonné d’avoir pénétré sur la terrasse où se trouvait la malheureuse et de l’avoir contrainte à un rapport sexuel, par deux fois. Atteinte de trisomie 21, Bernadette vivait depuis deux décennies chez sa sœur et son beau-frère. Ce dernier avait surpris un individu qui s’enfuyait en courant par le champ qui jouxtait la maison. Il avait trouvé Bernadette en train de saigner et avait alerté l’infirmière à domicile qui s’occupait d’elle.

La professionnelle de santé avait confirmé que sa patiente, dont l’âge mental a été comparé est celui d’une fillette de 10 ans, présentait des saignements au niveau des parties intimes. Une quinzaine de jours auparavant, le médecin traitant l’avait d’ailleurs contactée pour l’informer qu’après l’avoir examinée, il se demandait si Bernadette qui présentait des lésions au sexe n’avait pas subi un viol. Interrogée, celle-ci avait déclaré « c’est le Monsieur là qui plante, c’est lui qui est venu là. Je l’ai insulté. Je l’ai insulté après ».

Identifié par une enquête de voisinage et reconnu par le beau-frère, Jean-Luc V. avait été interpellé alors qu’il travaillait sur le champ voisin. Au fil de ses interrogatoires il n’avait jamais nié avoir eu deux rapports sexuels avec cette voisine. Bien que sa description des faits ait varié, il avait expliqué que c’était elle qui lui avait fait signe de venir « pour faire le vice ». L’accusé qui encourt 20 ans de réclusion criminelle pour viol aggravé savait que Bernadette était « malade de la tête ». 

Convaincu de l’innocence de son client, le bâtonnier Georges-André Hoarau compte bien faire valoir auprès du jury populaire le droit aux personnes handicapés physiques et trisomiques d’être excitées sexuellement et d’avoir une relation sexuelle sans que cela impose de présumer qu’il y ait eu violences, menaces et viols.

Les jurés ont jusqu’à demain soir pour se forger une intime conviction à l’issue des témoignages déposés à la barre, des résultats des différentes expertises du mis en cause et de la victime présumée, des réquisitions du parquet général et des plaidoiries. Le verdict est attendu en fin de journée. 

* Prénom d’emprunt

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