Après une escroquerie de plus de 300.000 euros, un ancien cadre de la BR relativise les faits

Philippe Castellon, un ancien cadre de la Banque de La Réunion (BR) condamné en première instance à deux ans de prison dont un ferme pour des faits d'escroquerie, ne veut pas tomber seul.
Dans les faits, Philippe Castellon ouvrait des comptes fictifs avec de faux bulletins de salaire, afin de contracter des prêts ou augmenter les plafond de découvert. Avec les sommes d'argent débloqués, il avait ouvert plusieurs SARL ou sociétés civiles immobilières (SCI).
Hier, devant la Cour d'appel, le quinquagénaire, qui avait détourné près de 300.000 euros au préjudice de la BR entre 2004 et 2007, reconnaît sa culpabilité mais ne souhaite pas tomber pour les autres. Cité par Le Quotidien, Philippe Castellon a affirmé devant les juges que sa hiérarchie "aurait elle-même autorisé les opérations".
Mais pour le parquet général, l'ancien directeur général savait à quoi il s'exposait en agissant de la sorte, avec ou sans l'aval de sa direction.
Le délibéré de la Cour sera rendu le 1er octobre prochain.


