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Après l’Ouest, Zeop s’attaque à l’Est grâce à un plan d’investissement de 120 millions d’euros

Zeop, opérateur unique proposant la fibre optique à La Réunion a signé un plan d'investissement ce mercredi 8 avril 2015 à hauteur de 120 millions d'euros, avec le crédit agricole et l'agence française de développement pour élargir sa couverture du territoire.

Ecrit par . – le mercredi 08 avril 2015 à 15H02

« C’est un jour historique pour La Réunion », a déclaré Nassir Goulamaly, le directeur général d’Oceinde, promoteur du projet Zeop, ce mercredi 8 avril en conférence de presse. Alors que l’opérateur a déjà doté six communes et 60 000 foyers du très haut débit (Le Port, La Possession, Saint-Paul, Sainte-Marie, Le Tampon et Saint-Pierre), l’entreprise réunionnaise entend désormais « fibrer 100% du territoire ».

Grâce à un plan d’investissement de 120 millions d’euros, financé par le crédit agricole et l’Agence française du développement (AFD), la fibre optique est désormais en cours de développement dans cinq nouvelles communes : Sainte-Suzanne, Saint-Benoit, Saint-André, Saint-Leu et Saint-Joseph. « Nous allons déployer 170 000 foyers à court terme. « 

Une installation à l’Est stratégique pour Zeop dont la volonté est de « livrer tout le monde : les hauts, les bas autant que Saint-Denis. Il est même plus facile d’avancer dans les zones rurales », explique Frédéric Leboterve, le directeur commercial. Le déploiement est également à l’étude à Bras-Panon, Petite-Ile et Trois Bassins. A Saint-Denis, où l’arrivée de la fibre optique est prévue au mieux avant la fin de l’année, il s’agit d’un co-financement mutualisé avec Orange, déjà présent dans le chef-lieu.

Loin d’être dépourvu d’ambition, Zeop souhaite donc « faire de La Réunion la première smart Island au monde « , souligne Nassir Goulamaly. « C’est en lien avec le projet de François Hollande de fibrer le territoire. C’est en lien avec le projet touristique de La Réunion : sans haut débit, pas de touriste. Il faut réellement connecter La Réunion au monde. »

En revanche, si ce déploiement s’inscrit dans la politique du gouvernement, c’est bien grâce à des financements privés qu’il voit le jour. « Cet investissement n’aurait jamais eu lieu sans des investisseurs privés, car il existe une sorte de dictature parisienne concernant la fibre optique », juge le dirigeant d’Océinde. Quant à l’AFD dont le prêt s’élève à hauteur de 21 millions d’euros, son directeur adjoint Olivier Delefosse estime que « le fibrage de la Réunion sans argent public est extrêmement positif. »

Une entreprise locale pour un développement local est donc le fer de lance du projet Zeop, « créateur de richesse et de valeurs pour le département », argumente Nassir Goulamaly. Ce nouveau déploiement dans cinq communes prévoit la création de « 300 à 500 emplois directs et indirects », en plus de la cinquantaine de collaborateurs déjà embauchée. 

La bataille se joue désormais sur le plan commercial. Zeop a aujourd’hui 20 000 abonnés et « ambitionne d’atteindre 100 000 abonnés ». Si le prix de l’abonnement est dans la lignée des tarifs pratiqués sur le marché (environ 50 euros par mois), l’opérateur n’a pas l’intention d’augmenter ses prix, mais « d’améliorer le service », souligne le directeur commercial de Zeop. Et ce notamment en doublant la vitesse de la connexion internet passant de 100mb par seconde à 200, « pour tout le monde d’ici deux ans. »

 

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