Après les poupées pédopornographiques, un député dénonce la vente d’armes sur Shein

Antoine Vermorel-Marques, député Les Républicains de la Loire, affirme avoir découvert sur le site de commerce en ligne Shein des armes de catégorie A, interdites à la vente en France. Il a saisi la procureure de Paris et demande le déréférencement du site. Cette nouvelle affaire intervient alors que la plateforme chinoise est déjà éclaboussée par un scandale autour de la vente de poupées sexuelles à caractère pédopornographique.
C’est ce 5 novembre 2025, jour de l’ouverture du premier magasin permanent de Shein au BHV Marais à Paris, qu’Antoine Vermorel-Marques a annoncé avoir saisi la justice. Le député dit avoir constaté la présence de plusieurs armes blanches en vente libre sur le site français de la marque : une machette à lame fixe, un poing américain présenté comme une « bague décorative », une hache de camping vendue comme « best-seller » et un couteau droit pour homme.
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Ces produits, accessibles sans restriction d’âge, relèvent de la catégorie A1 depuis un décret du 5 septembre 2025. Celui-ci interdit notamment la détention et la commercialisation de couteaux dits « zombie », de machettes à lame dentelée ou encore de poings américains fabriqués après 1900.
En France, la vente d’armes de catégorie A est passible de cinq ans d’emprisonnement et de 75.000 euros d’amende, des peines portées à dix ans et 500.000 euros lorsque les faits sont commis en bande organisée.
Le parlementaire dénonce une faille grave dans les contrôles des plateformes étrangères : « On est passé avec Shein de la fast fashion au fast crime », a-t-il déclaré au Parisien. Il a également demandé le déréférencement du site sur le territoire français, estimant que « la main de l’État ne doit pas trembler ».
Après les poupées pédopornographiques, les armes
Cette nouvelle polémique s’ajoute au scandale impliquant le géant chinois. Début novembre, des signalements ont révélé que des poupées sexuelles à caractère pédopornographique étaient en vente sur Shein. Antoine Vermorel-Marques, rapporteur d’une mission parlementaire sur les contrôles des produits importés, doit auditionner les dirigeants de la marque le 18 novembre à l’Assemblée nationale. Pour le député, cette succession d’affaires illustre « l’absence totale de régulation sur les importations venues de Chine ».
Ces révélations surviennent dans un climat tendu : l’ouverture du magasin Shein à Paris a suscité une levée de boucliers d’élus, d’associations et du gouvernement, qui dénoncent l’impact social et environnemental du modèle de la fast fashion.
Déjà sanctionnée à trois reprises en 2025 pour un total de 191 millions d’euros d’amendes pour fausses promotions et non-respect des règles sur les données personnelles, Shein se retrouve une fois de plus dans la tourmente.


