Après Garance, la désolation à la Grande Chaloupe

De mémoire d'habitants, personne n'avait connu un tel cyclone. De nombreuses maisons ont été emportées par la force des vents et la montée subite des eaux.
Antoine Payet, 86 ans, plus vieil habitant de la Grande Chaloupe, est toujours sous le choc de ce qu'il a vécu le 28 février dernier au moment du passage du cyclone Garance. « Je suis né en 1939. Je suis le plus vieil habitant et j'en ai vu des cyclones, mais des comme ça, jamais. On a sauvé tous les enfants. C'était l'essentiel, même si on a plus de case aujourd'hui », explique-t-il assis à l'ombre d'un pied de bois, seul vestige naturel ayant résisté à la force de Garance.
« Les 5 cases sont parties, il reste quelques morceaux debout », poursuit-il. Un peu plus loin, le constat est le même pour Jean-Claude Payet qui a également perdu sa maison. Lui a dû se mettre à l'abri au moment du cyclone. « J'ai couru pour me sauver. J'ai marché sur une vis à bois qui m'a percé le pied. » Résultat, il a dû se rendre à l'hôpital pour se faire soigner, heureusement sans trop de gravité. « On est revenu ici pour nettoyer, on ne peut pas faire autrement. »
A l'instar de bon nombre de communes, le cyclone Garance aura frappé les esprits des Réunionnais par la puissance de ses vents, mais surtout par les précipitations record qui ont généré une montée des eaux impressionnante à de nombreux endroits de La Réunion.

















(Photos et reportage Pierre Marchal / Anakaopress)


