Après Bayrou, Attal propose un « négociateur »

Gabriel Attal propose qu’Emmanuel Macron désigne un « négociateur » pour arracher un compromis budgétaire avant la nomination d’un Premier ministre.
Dans une interview au Parisien, l’ex-Premier ministre Gabriel Attal appelle le chef de l’État à « accepter de partager le pouvoir » en désignant dès maintenant un « négociateur » chargé de réunir tous les partis 24 heures sur 24 pendant trois à quatre semaines afin d’arracher un compromis budgétaire ; un chef de gouvernement serait ensuite nommé, « garant » de cet accord. Cette démarche fait écho à l’appel du mouvement réunionnais Nouvel'R, qui souhaite la convocation « sans délai » des forces politiques, économiques et sociales pour désigner un Premier ministre de rassemblement.
Un « négociateur » pour sortir de l’impasse
Gabriel Attal plaide pour qu’Emmanuel Macron « désigne un négociateur, en actant dès le départ qu’il ne sera pas Premier ministre ». Sa mission : « réunir dès mardi et pendant trois à quatre semaines l’ensemble des chefs de partis représentés à l’Assemblée, 24 heures sur 24, sept jours sur sept, pour s’entendre sur un accord ». L’objectif immédiat serait un compromis budgétaire, préalable à la nomination d’un chef du gouvernement chargé d’en être le garant.
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Une figure « au-delà du politique »
L’ancien locataire de Matignon imagine un profil « qui ne serait pas forcément issu du monde politique », évoquant une personnalité syndicale ou associative, capable de mettre « l’ensemble des chefs de partis autour d’une table ».
Convergence avec l’appel de Nouvel'R
Dans une tribune publiée lundi soir, Nouvel'R « en appelle à la responsabilité, à l’apaisement et à l’unité » et souhaite que le président convoque sans délai « l’ensemble des forces politiques, économiques et sociales de la Nation afin de désigner un Premier ministre de rassemblement, capable d’écouter et de discuter avec les élus ». L’objectif affiché : « restaurer la confiance, relancer l’action publique » et garantir aux Français, « et d’autant plus à ceux d’outre-mer », la stabilité nécessaire pour affronter les prochains défis.
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Enjeux : un compromis budgétaire
Pour la première fois sous la Ve République, un gouvernement tombe à l’issue d’un vote de confiance : 364 députés ont refusé d’accorder leur confiance au Premier ministre, 194 l’ont votée. François Bayrou remettra sa démission mardi matin ; l’Élysée indique qu’un nouveau Premier ministre sera désigné « dans les tout prochains jours ».
Le calendrier est serré : sans majorité établie, l’exécutif doit sécuriser un accord budgétaire à l’Assemblée pour éviter l’enlisement à l’automne. La piste d’une médiation intensive « 24/7 » vise à cadrer un texte commun avant la nomination d’un nouveau chef de gouvernement. Reste à savoir si les principales oppositions accepteront la méthode et le périmètre (dépenses, recettes, dette) d’un compromis.


