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Airbags Takata : Leal Réunion demande le statut de témoin assisté

Ecrit par S. G. – le mardi 7 octobre 2025 à 18H16

Mise en examen pour blessures involontaires, la société qui commercialise BMW à La Réunion a saisi la cour d’appel pour demander un allègement de son statut pénal.

Leal Réunion ne veut pas être seule à porter le chapeau. Mise en examen pour blessures involontaires le 27 mars dernier par un juge d’instruction saint-pierrois, la société qui commercialise notamment la marque BMW à La Réunion estime qu’elle avait « tout mis en œuvre » pour alerter ses clients des dangers liés aux airbags Takata.

Requête de "démise en examen"

Ce pour quoi elle a décidé de saisir la chambre de l’instruction de la cour d’appel d’une demande de « démise en examen », autrement dit « d’octroi du statut de témoin assisté », afin de bénéficier d’un statut pénal moins contraignant, mais aussi moins infâmant durant cette procédure qui s’annonce longue.

La requête a été plaidée mardi 6 octobre en chambre du conseil par l’avocat de la société, Me Guillaume Martine. La cour rendra sa décision le 21 octobre prochain.

"Nous avions alerté"

Cette mise en examen est intervenue à la suite de la plainte déposée par un conducteur de BMW Série 3, grièvement blessé à la tête par l’explosion de son airbag en mai 2020 au Tampon.

« Nous avons produit des justificatifs qui montrent que, dès 2018, nous avions alerté les services de l’Etat pour qu’ils nous donnent les moyens de contacter les utilisateurs des modèles concernés afin de pouvoir procéder à leur rappel », souligne Philippe-Alexandre Rebboah, le représentant légal de la société, ajoutant qu’ « à l’époque, nous avions essuyé un refus. »

Lire aussi : Leal Réunion se défend après sa mise en examen dans l’affaire Takata

Des affaires regroupées à la JIRS de Paris

Depuis, deux accidents mortels impliquant les airbags Takata se sont produits à La Réunion, en septembre 2021 et février 2025, et des informations judiciaires ont été ouvertes par le parquet de Saint-Denis.

Ces procédures ont été transmises à la juridiction interrégionale spécialisée à Paris qui regroupe tous les dossiers en lien avec ces équipements défectueux en France. Ce qui sera probablement le cas aussi du dossier saint-pierrois, une fois cette requête purgée par la chambre de l'instruction.

Selon une estimation du syndicat des importateurs et concessionnaires, près de 20 000 véhicules équipés d’airbags Takata seraient toujours en circulation à La Réunion en dépit de la campagne de rappel lancée avec le concours de l'Etat.

Lire aussi : Entrée en vigueur des sanctions contre les constructeurs qui ne proposent pas de solution aux automobilistes équipés d'airbag Takata

Etiquettes : Airbags Takata

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