Airbags défectueux : 100.000 véhicules en Outre-mer concernés par une alerte nationale

Le rappel massif de véhicules équipés d’airbags Takata suscite une vive inquiétude, notamment en Outre-mer, où près de 100.000 véhicules sont concernés. Les députés du groupe socialiste interpellent le ministre de l’Industrie pour une action d’urgence.
Un nouvel épisode de crise lié aux airbags défectueux Takata frappe la France, touchant plus de 250.000 véhicules, dont 100.000 en Outre-mer. Cette alerte concerne les véhicules Citroën C3 et DS3 fabriqués entre 2009 et 2019, pour lesquels les propriétaires ont reçu l’instruction formelle de cesser immédiatement de les conduire. Ces dispositifs défectueux, susceptibles de projeter des fragments métalliques en cas de déclenchement, sont à l’origine de plusieurs blessures graves et décès dans le monde, entraînant l’ouverture d’une dizaine d’enquêtes en France pour homicides et blessures involontaires.
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Le groupe Stellantis a lancé une vaste campagne de rappel en mai 2024, mobilisant 25.000 véhicules de courtoisie et réparant 7.000 voitures à ce jour. Toutefois, l’accompagnement des victimes reste insuffisant selon les députés du groupe socialiste, qui dénoncent un manque de solutions pour les propriétaires immobilisés, notamment en zones rurales et ultramarines. "Certains sont assignés à résidence faute de transport alternatif ", alertent-ils dans leur courrier adressé au ministre Marc Ferracci, déplorant une absence de coordination efficace entre les services de Citroën et les usagers.
Les élus demandent des mesures d’urgence pour les victimes et la publication d’une liste exhaustive des véhicules concernés. Ils insistent sur la gravité de la situation en Outre-mer, où la proportion de véhicules équipés d’airbags défectueux est particulièrement élevée.


