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Agriculture : L’attente des aides post-Belal se fait longue

Le fond de soutien outre-mer Belal, débloqué par l'État pour venir en aide aux agriculteurs locaux ayant subi de grosses pertes suite au passage du cyclone, ne leur sera versé que d’ici plusieurs mois. Une situation que déplore l’UPNA.
Ecrit par Sophie Fontaine – le samedi 30 mars 2024 à 17H03

Le syndicat agricole UNPA alerte sur les besoins actuels de la filière pour remettre en état champs et serres et le manque de trésorerie déjà existant en amont de l’événement météorologique. “Les agriculteurs, notamment dans la filière maraîchage, doivent relancer leur trésorerie pour relancer la production. Certains ont pu remettre les serres en état mais d’autres n’ont pas les moyens, et les aides ne seront pas sur les comptes avant 4 mois. Pour la filière cannes, elles n’arriveront que l’an prochain et ne concerneront que les canniers ayant subi au moins une perte de 25%”, indique Dominique Clain, président de l’UPNA.

Devant ces délais, le syndicat déplore les conditions des agriculteurs, et les répercussions sur les tarifs de vente des fruits et légumes péi. La baisse des prix n’est pas pour demain. “Les prix ne vont pas baisser de sitôt, au moins pas ces deux prochains mois. Pour ceux qui ont pu relancer les cultures, il faut attendre que ça pousse et refaire la production”, explique Dominique Clain qui pointe également du doigt les “margeurs”, illustrant son propos avec le cas de la courgette : “Un ami producteur a vendu sa production à une coopérative à 3 euros le kilo. Il retrouve sa production en grande surface à 10 euros/kg, on n'a pas la vision des marges de chacun”, souffle il.

Autre point d’alerte pour le syndicat agricole, les retards annoncés pour le versement des aides de la MAEC (Mesures agroenvironnementales et Climatiques). Initialement attendues le 5 mars, les aides financières ne tomberont pas avant le mois de juin : “L’UPNA enverra un courrier au service qui s’occupe de la MAEC. Nous demanderons que les mesures soient corrigées et que le montant soit revu à la hausse à 1.800 euros”, fait savoir le président de l’UPNA qui se dit “déçu” de voir les courriers sans retours perceptibles : “On a parfois l’impression que ça n'intéresse personne. On alerte sur les problèmes qui concernent différentes filières (...), malgré les interpellations, on n'a pas de retour concret”, se désole-t-il.

Dans le cadre d’une “mission flash” du gouvernement sur le monde agricole, une réunion avec la présence des acteurs locaux de l’agriculture devrait se tenir le 9 avril prochain.

Etiquettes : Agriculture

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