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Agression sexuelle : Le sexagénaire condamné à 1 an de prison avec sursis

Un homme de 60 ans a comparu le mardi 20 février dernier devant le tribunal correctionnel pour des faits d'agression sexuelle sur une fillette de 9 ans. Les faits reprochés se sont déroulés à Saint-Paul le 7 mai 2023 lors d'une soirée organisée sur sa propriété. La procureure de la République avait requis un an de prison avec sursis simple, 5 ans d’interdiction d’exercer une activité avec des enfants et 5 ans d’inéligibilité à son encontre.
Ecrit par Régis Laborusse – le samedi 16 mars 2024 à 06H43

Joël M., 60 ans, a comparu le 20 février dernier pour des faits d'agression sexuelle une fillette de 9 ans lors d’une soirée organisée sur sa propriété. Le jour des faits, la petite fille était accompagnée de sa mère, venue passer la soirée avec des amis. Étant convenu avec le propriétaire qu’elles pourraient rester dormir sur place, la mère lui demande vers 22 heures de bien vouloir accompagner la petite à la chambre pour déposer ses affaires. Il accepte volontiers et, alors que la petite se tient devant le bassin de carpes Koï disposé face à la chambre, se met derrière elle pour lui faire un câlin. Selon la petite, il aurait ensuite glissé une main dans son legging jusqu’à sa culotte sur son sexe. La petite fille part aussitôt en courant jusqu’à sa mère pour lui raconter ce qu’elle vient de subir en lui disant qu’elle ne veut plus "dormir ici".

Lors de l'audience du 20 février dernier, le prévenu ne reconnaissait plus les faits, contrairement à ce qu'il avait fait lors de la perquisition à son domicile et en garde à vue. "Elle est venue avec moi poser ses affaires. Je l’ai prise dans mes bras, il n’y avait rien de sexuel ni rien du tout", avait indiqué le prévenu lors de l'audience. Malgré le rappel de ses déclarations devant les enquêteurs par le président, le prévenu avait insisté : "Ils m’ont fait signer un papier et on n’arrêtait pas de vouloir me faire dire des choses que je n’ai pas faites".

"Comment une gamine de 9 ans pourrait inventer ce genre de détails !", avait alors lancé Me Sébastien Navarro pour la partie civile. "Pourquoi, pourquoi il m’a fait ça ?’ Ce sont les derniers mots de cette petite fille qui a eu le courage immense d’en parler à sa maman lors de son audition. Le problème, ce sont les autres. Aujourd’hui, on nous parle de mensonges, d’amalgame, de complot".

"Aujourd’hui, je ne comprends pas ce revirement de situation", s'était étonnée la procureure lors de ses réquisitions. "Quand je vois ce dossier d’une petite de 9 ans, seule face à un adulte, je me dis que ça part mal. Mais après lecture, je me suis dit : ‘Enfin quelqu’un qui a de l’argent, qui se dit ouvertement franc-maçon, puissant, qui reconnaît une infraction pénale et qui est prêt à assumer", avait indiqué le parquet tout en requérant une peine de 1 an de prison avec sursis, 5 ans d’interdiction d’exercer une activité avec des enfants et 5 ans d’inéligibilité à son encontre.

"Cette procédure n’est pas fiable", avait plaidé la défense. "Il y a une volonté de nuire. La première audition a duré quatre heures et il n’y a que quatre pages. Qu’est-ce qu’ils se sont dits ? Il y a beaucoup de choses dites et des pressions bien sûr, mais une chose est certaine, il y a des choses qui ont été remaniées. Les enquêteurs se sentent investis d’une mission d’obtenir des aveux. Il n’y a aucun élément probant dans ce dossier. C’est une petite fille qui a tendance à mentir pour attirer l’attention", avait ajouté Me Marie Briot en défense.

Ce vendredi 15 mars, le tribunal a rendu son jugement. Joël M. est reconnu coupable des faits d'agression sexuelle sur mineur. Il est condamné à la peine de 1 an de prison avec sursis, de 5 ans d'interdiction d'exercer une activité en lien avec des mineurs et de 5 ans d'inéligibilité. Le tribunal a également prononcé son inscription au fichier des délinquants sexuels.

Etiquettes : Justice

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